Marie-Aude Murail·Romans jeunesse

Oh, boy !

Tout commence à cause d’une mère qui avale du canard vécé pour se suicider. Tout s’enchaîne à cause d’un père qui a déjà abandonné ses enfants avant de laisser derrière lui Siméon, Morgane et Venise. Puis, tout semble perdu à cause d’un demi frère irresponsable et d’une demi demi-sœur qui n’a d’yeux que pour la plus petite d’entre eux. Pourtant, des bisous, une leucémie, de la spontanéité et énormément d’humour forgent le destin de ses enfants d’un charme évident, parfait, absolu. Marie-Aude Murail plonge ici ses lecteurs dans une situation sûrement commune à beaucoup d’êtres de la société. Elle leur emprunte l’amour, la sincérité, l’envie et la force qui les caractérisent pour construire ses personnages. Ces derniers, elle les mene à une situation acceptable, bénéfique, pourquoi pas idéale dans leur cas. Mais il faut évidemment passer par bien des épreuves.

Perdre ses parents, une mère, ce qui lie à la vie, a de quoi faire dire que plus rien n’a de sens. Lorsque les enfants Mourlevent se retrouvent seuls, ils doivent se reconstruire des raisons d’être, des buts tout en conservant ce qu’ils ont bâti dans leur cercle très fermé. S’ils cherchent des cœurs pour les accueillir, est ce qu’eux même sont aussi prêts à agrandir un peu leur groupe très fermé ? Le futur qui s’annonce doit se dessiner au travers de compromis, de solutions qui devront ravir tout le monde en même temps. Pendant cette longue recherche d’équilibre équitable, les uns les autres ont l’occasion de se découvrir, de se tolérer et tout simplement de s’aimer. Les yeux ouverts sur soi, la bonté des autres, le courage à découvert, sont la face puissante de cette narration parfaite.

Cette dernière est pimentée par un humour plutôt acéré. La tendresse naît lorsque le lecteur découvre que les insultes, les imbécilités et autres malaises ne sont en réalité présentes que pour manifester l’angoisse, le doute qui hante chacun. Tous plongés dans l’incertain de la vie, les personnages jouent ainsi avec ce qui leur arrive tant la chose est belle, précieuse. Il est malheureux de se le dire mais il faut parfois que quelque chose de terrible arrive pour que des personnes se rapprochent. Rares sont les romans qui font sans cesse passer le lecteur de l’éclat de rire à l’envie de pleurer. Oh, boy! parle de tout un chacun. Sa brutalité et sa douceur concerne tout le monde. Un peu plus qu’un roman exemplaire, Oh, boy! Est une leçon d’humanité et un voyage qui fait tomber toutes les barrières!

Présentation de l’éditeur :
Ils sont frère et sœurs. Depuis quelques heures, ils sont orphelins. Ils ont juré qu’on ne les séparerait pas.
Il y a
Siméon Morlevent, 14 ans. Maigrichon. Yeux marron. Signe particulier : surdoué, prépare actuellement son bac. Morgane Morlevent, 8 ans. Yeux marron. Oreilles très décollées. Première de sa classe, très proche de son frère. Signe particulier : les adultes oublient tout le temps qu’elle existe. Venise Morlevent, 5 ans. Yeux bleus, cheveux blonds, ravissante. La petite fille que tout le monde rêve d’avoir. Signe particulier : fait vivre des histoires d’amour torrides à ses Barbie. Ils n’ont aucune envie de confier leur sort à la première assistante sociale venue. Leur objectif est de quitter le foyer où on les a placés et de se trouver une famille. A cette heure, deux personnes pourraient vouloir les adopter. Pour de bonnes raisons. Mais aussi pour de mauvaises. L’une n’est pas très sympathique, l’autre est irresponsable, et… Ah, oui ! Ces deux personnes se détestent.

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2 réflexions au sujet de « Oh, boy ! »

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