Alexis Aubenque·Divers

Interview d’Alexis Aubenque

Alexis Aubenque a
répondu à quelques questions.

Alexis Aubenque
Avec votre trilogie à River Falls, vous nous présentez des thrillers palpitants. Apparemment, c’est la première fois que vous vous lancez dans le genre policier. Qu’est ce qui vous en a donné l’envie ou l’inspiration ?
En fait, comme tout être humain, j’ai des goûts divers et variés, en musique ça va du hard-rock à la pop, au gothic, au progressif, à la soul… et en littérature, j’aime autant la Science-fiction que le thriller, les romans d’aventures ou la littérature blanche. C’est pour cela qu’avant même d’être publié, j’ai écrit dans tous les genres. Il se trouve que c’est mon manuscrit  «  La chute des mondes » qui a été publié en premier, et de fait, une fois que l’on e st dans un créneau, les éditeurs vous poussent à ne pas en changer. J’ai donc continué la science fiction durant plusieurs années, avant que mon ancienne éditrice ( qui voulait relancer le thriller à Calmann-Levy) m’ait expliqué que j’avais une plume faite pour le thriller et que je devais m’y essayer. Moi qui en rêvais, j’ai tout de suite accepté le challenge, et je ne le regrette absolument pas.
Quant à l’inspiration, ne cherchez pas plus loin, elle vient de la série « Twin Peaks », ville moyenne dans le nord des Etats-Unis, un bon shérif de province,  le crime de jeunes filles, le FBI qui débarque, et évidemment toute sa ribambelle d’étudiants plus ou moins immatures.
Ça c’est pour le contexte, ensuite pour l’histoire, j’ai construit « 7jarf » de façon la plus basique possible afin d’apprendre à maîtriser les codes du genre. Mais dès le deuxième volume, mon objectif fut de traiter, derrière une façade policière, des divers sujets de société actuels.
C’est pour cela que dans « 1aarf », j’aborde les thèmes de la prostitution, l’anorexie, et des enfants abandonnés, et que « 1narf » se concentre sur les préjugés et leurs méfaits, en particulier l’homophobie que j’ai essayé de traiter sous ses divers aspects, un sujet dont je voulais parler depuis longtemps.

Si l’on vous dit que vos romans donnent l’impression au lecteur de le plonger dans un film ou une série américaine tout à fait délicieuse, qu’en pensez-vous ? Parce qu’il n’y a pas que le décors de l’intrigue qui compte…
Je suis ravi du compliment, car c’est totalement voulu. Friand de séries télévisées, j’ai essayé d’avoir une architecture dans le même genre. C’est-à-dire quelque chose de très rythmé, de très efficace, avec de fortes doses d’actions, mais aussi d’humour et évidemment une romance. C’est la force d’une série telle que Dexter, où l’on s’attache autant aux enquêtes qu’à l’histoire d’amour du personnage, mais aussi à sa relation avec sa sœur et les enfants de sa petite amie, et tout cela saupoudré d’un humour certain. Mais j’aurais pu dire la même chose sur Bones, Lie to me, the Shield ou Desperate Houseviwes. ( intrigue, romance et humour )
A l’inverse d’auteurs plus aventureux, je n’ai jamais eu comme ambition de révolutionner le thriller et me contente d’une recette établie, celle des séries américaines que j’essaye de faire à ma sauce. Ma seule véritable ambition est juste de faire en sorte que le lecteur prenne beaucoup de plaisir à la lecture.

07 Jours à River Falls Un automne à River Falls Un Noël à River Falls

Aviez vous déjà en tête ce qui va se jouer dans le troisième tome où est ce que le mystère qui planait dans la relation entre les deux personnages principaux vous a permis, au contraire, de leur donner une existence plus forte?
Non, je suis incapable de prévoir à l’avance l’évolution d’un personnage sur des années. Chaque fois que je débute un nouveau River Falls, je commence par construire le squelette de l’intrigue, puis quand tout ce tient, je me lance et laisse vivre mes personnages.
Au départ, j’ai pris comme postulat un ancien couple qui se remet ensemble, mais je n’en savais guère plus, Logan allait-il mourir ? quitter à nouveau Hurley ? Les réponses me viennent au fil de l’écriture et d’ailleurs dans le dernier tome de la trilogie, leur vie de couple va être sacrement ébranlée pour le meilleur et pour le pire. Maudits personnages, ils n’en font qu’à leur tête !
Pour moi un bon thriller, ne doit pas se focaliser uniquement sur l’enquête. La vie des personnages principaux est tout aussi importante (si ce n’est plus) que l’enquête elle-même ( c’est pour cela que je n’accroche pas à la série « les  experts » par exemple). Dans la vie, le plus intéressant est la spontanéité plutôt que les propos rabâchés, formatés  et répétés. Alors, je laisse vivre leur vie aux personnages et ils disent ce que bon leur semble que ça me plaise ou non !

Avez-vous d’autres projets de thriller si captivants ?
J’en ai deux sous le coude : Un qui est un hommage à la série Magnum. Beaucoup d’humour et de romance, et un second qui est dans la lignée du premier River Falls, un thriller basique axé sur deux personnages qui se cherchent durant tout le roman…

Y a-t-il quelque chose que vous redoutez dans ce genre, le policier?
La sensation d’écrire toujours la même chose. Un cadavre, une enquête et une résolution ! C’est pour ça que je prends soin d’écrire de long passage dont j’aurais pu me passer pour l’enquête stricto senso, tel que la vie de Tom, de Stuart, de Shannon dans «  Un automne à River Falls », ou encore la vie la vie du Père Noel dans le prochain tome !
Je rêve de faire du «  Desperate Housewive » en roman, mais j’en avais parlé à quelques éditeurs et aucun n’était très chaud.

Avez-vous des auteurs ou romans policiers que vous préférez, qui vous ont marqué?
Mes deux policiers préférés sont :
«  Le Dalhia Noir » de James Ellroy qui est pour moi la perfection. Le simple fait que durant les soixante première pages on ne parle que de boxe et absolument pas d’enquête, sans que cela soit gênant est fantastique. C’est le rêve auquel j’aspire, faire de longues digressions sans être ennuyeux.
«  Dragon rouge » de Thomas Harris, le thriller par excellence. Tous les écrivains qui ont écrits sur les sérials killers lui doivent tout.  On n’a pas fait mieux depuis.
Sinon pour les auteurs, il se trouve que j’ai eu la chance d’en rencontrer nombreux et à ma grande joie, il règne une atmosphère de convivialité entre nous qui est très rafraichissante. Le premier que j’ai rencontré fut Chattam et pour cause, il fut mon binôme à la Fnac durant près de deux ans, autant de temps à se motiver l’un l’autre et à parler de nos passions, puis par Fleuve Noir j’ai rencontré DOA, lui aussi un écrivain bourré de talent, et ensuite sur les salons ou ailleurs Scalèse, Giacommetti, Jourdain, Caillot, Guillaume, Molas, Ledun, Thilliez, j’en passe et des meilleurs…

Désirez-vous ajouter quelque chose à propos de vous ou de votre saga River Falls ?
Bavard infatigable je pourrais parler durant des heures, mais ayant conscience de ce défaut, je vais faire court, et juste signaler qu’il y aura une suite à River Falls sous la forme d’un Spin of qui sortira (si les cieux sont favorables) à l’automne 2011. Je tiens aussi à remercier mes illustrateurs qui ont toujours effectuer des couvertures somptueuses sur mes romans ( autant en SF qu’en thriller ) Quant à moi, jamais je n’ai été aussi heureux de ce qui m’arrive ces dernières années,

Parce que j’aime bien poser cette question, que pensez-vous des blogs et des blogueurs qui, chaque jour, postent leurs avis concernant leurs lectures ?
Je trouve ça très naturel. Avant d’être un écrivain, je suis un gros lecteur, et c’est vrai qu’à mon époque, il n’y avait pas d’internet, et il n’y avait rien de plus frustrant que de ne pas pouvoir parler des livres que j’aimais, et faire partager ma passion. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai été libraire. Je trouve très bien le fait que tout le monde puisse échanger ses points de vue sur ses passions. J’ai d’ailleurs un blog en activité sur ma page myspace ou je poste régulièrement des clips musicaux des mes groupes préférés. Alors ça serait malvenu de ma part de dénigrer les blogueurs. Je suis quelqu’un qui ne vit que par l’enthousiasme et la passion, et le blog est un très bon moyen pour se réaliser pleinement. N’est-ce pas Pauline  ?

Merci de vous être prêté à ce petit jeu des questions. A très bientôt !

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3 réflexions au sujet de « Interview d’Alexis Aubenque »

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