Jean Teulé·Romans français

Le Montespan

Louis Henri de Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan, épousa Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart qui devint donc marquise de Montespan, femme qu’il aima et que la passion ne combla pas. Toutes les tentatives de Louis pour remporter la reconnaissance de Louis XIV ainsi qu’une petite fortune n’y firent rien. Quand la marquise put échanger la vie trop pauvre qu’elle menait contre le statut de maîtresse du Roi Soleil, elle laissa mari et enfants pour s’installer à la cour. Tristement pour lui, Louis était fou amoureux à une époque où les sentiments ne décident pas d’une union. Il perdit donc son amour, l’enterra même et se ridiculisa à Versailles allant même jusqu’à insulter le roi. Seul au monde, il n’accepta rien de la part du monarque qui aurait pu le sortir de graves problèmes financiers. Pour lui, que son épouse soit la maîtresse du monarque n’avait rien d’idéal ni de confortable. Tout ce qu’il voulait, c’était Françoise.

C’est avec une verve qui allie la finesse de la langue française et son don pour mener son récit à l’essentiel que Jean Teulé guide l’histoire de ce cocu de Montespan. Époux éperdu, triste et anéanti, il est tour à tour sensible, pathétique et courageux. Au bord de tout, dans l’excès et dans l’espoir, il faut parfois rire de sa situation mais ne pas oublier qu’il berce le roman entier par sa tragédie. L’ouvrage dépeint au final le portrait d’un homme qui n’avait besoin que de la seule chose qui n’avait aucune valeur à Versailles : l’amour. Il surprend mais se dote d’une ambiance parfaite et touche réellement. Ce roman a été adapté en bande dessinée par Jean Teulé lui-même et Philippe Bertrand.

Le Montespan

Présentation de l’éditeur :
Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C’était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan… Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Dès qu’il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l’homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indifférent aux menaces répétées, aux procès en tous genres, emprisonnements, ruine ou tentatives d’assassinat, il poursuivit de sa haine l’homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme…

Du même auteur :

Le Montespan, la BD Le magasin des suicides Charly 9 Héloïse, ouille!

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4 réflexions au sujet de « Le Montespan »

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