Béatrice Bottet·Romans jeunesse

Rose-Aimée

San Francisco, année 1851 : Martial est sauvé par un inconnu, un homme qui va lui proposer de récupérer une chose précieuse à Paris pour qu’ils soient quittes. Il s’agit d’un manuscrit, un document important qui n’est pas à mettre entre toutes les mains. Celle qui le détient, c’est Fifi-les-guibolles, la nièce de ce Garancher, une danseuse de cabaret, une fille avec une cicatrice au menton de qui il faut se méfier… Paris, année 1852 : Fifi-bout-d’ficelle séduit tous les clients des Trois anges blancs mais se contente seulement de danser. Quand toutes ses copines de travail montent dans les chambres avec des hommes, elle rentre au couvent hanté, un endroit où elle ne peut être plus tranquille et s’endort. Sauf que depuis quelques temps, un homme étrange la regarde, l’observe avec insistance. Il ne boit pas, ne danse pas… Sauf que sa patronne prépare un complot monstrueux contre elle… Sauf qu’une musique la hante chaque soir quand elle rentre chez elle… Sauf que de terribles souvenirs remontent sans cesse à la surface…

Dans le Paris de Napoléon III, dans les ruelles noires et dans un monde qui, quand il n’est pas de débauche pour certains, est sans espoir pour les autres, Rose-Aimée va rencontrer Martial et en tomber follement amoureuse. Mais leur intense histoire d’amour est malheureusement faite de beaucoup de violence et de déchirures. La vie les empoigne, les réunit et les sépare brutalement, joue avec leur cœur, leurs espoirs et leurs peurs. Précieuse, la douceur est aussi présente, sertie à l’ouvrage. Plutôt rare et d’or, elle n’en est que plus belle. Elle existe dans chaque personnage, crée autour d’eux une aura de sincérité, de lumière et de force. Enluminés par elle, Martial et Fifi sont deux êtres vivants, pétillants qui viennent animer, faire scintiller un texte fougueux, parfait de noirceur, d’intrigue et d’authenticité. Il s’agit là d’une réelle immersion dans une époque qui ouvre les portes de ses coutumes et surtout de ses quelques horreurs. L’aventure s’invite donc elle aussi à bord. Suspense et frustration colorent cette toile magnifique et fourbe. Si le rythme est plus modéré que soutenu, chaque chapitre porte ses révélations, enclenche ses mystères et réussit donc à ne jamais endormir l’intérêt porté à l’histoire. Puissants, chacun la raison d’être de l’autre, les personnages sont telles des bourrasques : voraces et obstinés. Leur périple est juste sublime.

La belle qui porte malheur
Présentation de l’éditeur :
San Francisco
, mai 1851. Dans le saloon bruyant et enfumé bourré de chercheurs d’or, l’homme aux cheveux gris haussa la voix : – J’ai quelque chose d’important à te demander… Le jeune marin ouvrit bien grand ses oreilles. – Es-tu capable de retrouver quelque chose à Paris ? demanda Garancher, fébrile, en lui mettant une main sur le bras. Et quelqu’un ? – Ce que vous voulez, dit Martial Belleroche avec assurance. Et qui vous voulez. – Alors je compte sur toi. Mais surtout, surtout… il faudra te méfier, fit Garancher d’une voix grave et lugubre sans s’expliquer davantage. Il leva alors son verre et les deux hommes trinquèrent. Paris, avril 1852. Fifi-Bout-d’Ficelle sourit au public et s’inclina. Tous les spectateurs sentirent leur cœur fondre. Tous sauf un. Le piano et le violon jouèrent un prélude d’une grande intensité dramatique. Fifi salua gracieusement en tenant sa robe à deux mains. Quelques applaudissements éclatèrent encore, vite rembarrés par des  » chuuut  » impatients. Et Fifi chanta la complainte de la fille qui portait malheur

Le marin perdu dans le brume
Présentation de l’éditeur :
Mai 1853
, La Villette. – Tu es triste ? – Ça fait juste un an aujourd’hui, répondit Rose-Aimée d’une voix désespérée. Une année si longue, un cauchemar d’attente et de déception. La soirée aux Trois anges était finie, elle aurait dû rentrer au couvent… – Je ne peux pas croire qu’il m’ait oubliée. Il m’a juré qu’il reviendrait toujours. Rose-Aimée serra convulsivement le médaillon qu’elle portait au cou, avec son petit bateau porteur d’un espoir ténu. Janvier 1853, Cap Horn. – Il y a une éclaircie, capitaine, il faut y aller… Vous allez perdre beaucoup d’argent si on attend… – Allez-y, décida le capitaine. Donnez vos instructions, monsieur le bosco. Martial Belleroche se mit à bramer des ordres avec ce qu’il lui restait de voix après s’être longuement époumoné dans son sifflet. Il les fit foncer dans le cœur de la tempête. Le maelstrom les enveloppa, ils étaient aveuglés par la pluie et le brouillard, naviguaient à l’instinct dans les hurlements assourdissants d’un vent impitoyable. Un beau roman d’aventure et d’amour entre le Paris populaire de 1850 et la Californie de la ruée vers l’or.

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