L’invention de Hugo Cabret

Depuis la mort de son père dans l’incendie du musée où il travaillait, Hugo doit vivre avec son oncle dans la gare. Ce dernier y remonte et répare les horloges chaque jour mais il est aussi quotidiennement ivre et quand il disparaît, Hugo continue de faire le travail à sa place. Il ne quitte pas les combles, seul endroit qu’il peut habiter. C’est aussi là qu’il peut réparer un automate sur lequel a travaillé son père, une machine qui pourrait bien lui délivrer un message très important ! Démasqué par le marchand de jouets à qui il volait des objets qui l’aident à réparer son automate, Hugo se voit aussi dérober un carnet très important rempli par son père pendant l’étude du robot. Quand ces notes mettent très mal à l’aise ce vendeur qui vient d’entrer dans sa vie, Hugo ne sait pas encore qu’il est en face d’un grand réalisateur de cinéma.

Car c’est en effet la vie de Georges Méliès que Brian Selznick raconte dans son roman illustré et, cela, à travers celle d’un petit garçon abandonné qui cherche un sens à sa vie. L’auteur a confectionné lui même ce superbe voyage qui va sans cesse du texte aux illustrations qui se complètent avec magie, les dessins faisant autant avancer le récit que les mots dans cette création du vingt et unième siècle où l’image est reine. L’invention de Hugo Cabret donne le sentiment délicieux d’avoir été conçu à la fois comme un livre et comme un film. Le cinéma, ce que peut libérer la caméra, et la littérature s’y épousent comme une évidence. Pas étonnant que Martin Scorsese décida d’en faire un film. Hugo, quant à lui, est un héros comme les lecteurs et les spectateurs ne peuvent que l’aimer. Il est fort et fragile, petit et grand en même temps, guidé par son rêve et encouragé par ces horloges qui tournent et rappellent sans cesse le temps qui passe sans jamais se retourner et sans que personne n’ose vivre non plus! L’enfant et Méliès sont hantés par de grands bonheurs venus du passé. Bien que ceux-ci furent déçus de manière terrible, ils sont aujourd’hui tous les deux sur le même chemin de l’avenir avec la clé pour que rien ne s’estompe, plus jamais !

L'invention de Hugo Cabret

Présentation de l’éditeur :
Hugo Cabret
est un orphelin. Son oncle l’héberge dans les combles de la gare dont il est chargé de régler les horloges. Or, le garçon a une obsession : achever de réparer l’automate sur lequel son père travaillait avant de mourir dans l’incendie du musée où il était employé. Hugo est persuadé que cet automate a un important message à  lui délivrer… Un fillette amoureuse des livres, un vieux marchand de jouets, hargneux, une clé volée, un dessin mystérieux, un précieux carnet de croquis forment les rouages de cette fascinante énigme. Brian Selznick, à fois conteur, dessinateur et concepteur de livres, mêle l’illustration, le roman en image et le cinéma pour créer une forme de récit inédite et offrir au lecteur une expérience unique.

Black Out La boîte magique d'Houdini


9 réflexions sur “L’invention de Hugo Cabret

  1. J’ai le livre depuis pas mal de temps dans ma wish list. Et j’ai eu l’occasion de voir l’adaptation il n’y a pas longtemps. Une merveille. J’ai vraiment beaucoup aimé. Je pense me le prendre en DVD =)
    Tu penses que ça vaut le coup que je lise le livre quand même ?
    D’habitude, je fais l’inverse, d’abord le livre, après le film …

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