Alice de Poncheville·Romans jeunesse

Je suis l’arbre qui cache la forêt

Quand les personnages d’Alice de Poncheville sont à un tournant de leur vie, quand ils évoluent, quand leur existence change à tout jamais, que cela soit inattendu ou pas, l’auteur aime leur faire subir ces transformations avec toutes les nouvelles sensations qu’elles procurent. Dans Je suis l’arbre qui cache la forêt, Eli apprend quelque chose qui semble remettre en question tout ce qu’elle a vécu jusque là, une nouvelle qui la paralyse, bref, une nouvelle qui lui coupe les jambes ! Incapable de marcher, elle va devoir retrouver confiance en elle, en son entourage, en tout. Ceci dit, il faut dire que le quotidien d’Eli est assez particulier. Sa mère, appelée George, enchaîne les petits boulots, a un casier judiciaire, répare le four avec une pompe à vélo et ne comprend pas le langage de ses fils, les demi-frères jumeaux d’Eli. Cette dernière ne connait pas son père, joue les interprètes à longueur de journées et doit affronter ses sentiments pour son professeur de mathématiques mais aussi les rumeurs sur sa mère supposée sorcière. La maison est rarement rangée, l’argent manque un peu et les grands-parents, eux, sont morts. Ce qui n’empêche cependant pas leur fille de leur parler la nuit dans le salon.

Quelle pagaille ! Mais quel bonheur ! Des sujets importants voire graves, sont traités ici avec une énergie et un humour surprenants. Étranges, étonnants, épatants, voilà comment il faut aussi parler des personnages qui peuplent ce récit aussi loufoque que vrai. Un récit plein d’enseignements qui aime rappeler, entre autres choses, combien l’amour qui soude les membres d’une famille doit être choyé pour rester fort. Les secrets et la tolérance ont leur grande place dans cette narration fine et savoureuse, au milieu des relations mère filles et de la quête d’identité. Cette clique d’êtres blessés, prêts à tout pour être heureux est irrésistible. Ce foyer ouvre son cœur à qui voudra bien vivre cette aventure humaine auprès d’eux. Voilà un roman chaud et touchant.

Présentation de l’éditeur :
George
, la mère, se débrouille de façon plus ou moins légale pour faire bouillir la marmite de la famille. Elle répare le four cassé à coups de pompe à vélo. Elle prétend qu’il s’agit d’être aussi inventive que la panne. Forcément, il y a des bonnes âmes pour la traiter de sorcière. Trick et Tin, les petits frères jumeaux de cinq ans, parlent entre eux dans une langue bizarre. C’est de la cryptophasie, et il paraît que c’est courant. Élisabeth, dite Éli, elle, s’évade parfois dans la forêt de cette vie trop originale et pas toujours facile, en rêvant à Marcellin Loiret. Elle se demande pourquoi les autres ne peuvent pas les aimer comme ils sont : «Dans le monde, il faut bien des sorcières et des petits jumeaux et une adolescente amoureuse de son professeur de mathématiques. Pourquoi pas ?» Mais le jour où elle entend pour la première fois la vérité sur ses racines, Élisabeth a le souffle coupé par la révélation. Et les jambes. Au point de soudain ne plus pouvoir marcher. Marcher, ça veut dire avancer, fonctionner ou être dupe. C’est son tour, à présent, de devoir se montrer aussi inventive que la panne.

Du même auteur :

Publicités

2 réflexions au sujet de « Je suis l’arbre qui cache la forêt »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s