Romans français

Ce que je peux te dire d’elles

A 7 heures du matin, un appel téléphonique annonce à Blanche que Violette, sa fille, vient d’accoucher d’un petit garçon. Et dire qu’elle ne savait pas qu’elle allait être grand-mère. D’un petit homme en plus ! Gabriel vient rompre la lignée de femmes dont sa mère et sa grand-mère descendent. En chemin pour faire la connaissance de cet enfant et retrouver le lien un peu fripé entre Violette et elle, Blanche relit les carnets qu’elle compte lui confier, les carnets dans lesquels elle raconte leur vie à toutes depuis la vie avec Mémé Anna jusqu’à la création d’une maison de haute couture en passant par les manifestions du Mouvement de Libération des Femmes et tous les drames que Babé, Angèle et Justine ont connu et comment elles ont survécu ensemble, soudées par leur passé et leur envie d’aimer la vie.

A travers ces écrits, Violette connaîtra le secret de sa naissance. Elle aura accès à beaucoup de révélations sur cette tribu de mères, tantes, sœurs, cousines. Ces femmes libres qu’elle pourra sans doute mieux comprendre et peut-être admirer. Le lecteur refait tout le chemin depuis les années cinquante avec les héroïnes d’Anne Icart avant Violette. Ces décennies sont racontées avec autant de brutalité que de tendresse. Les phrases sont tranchantes mais clairvoyantes. La juste émancipation est rude mais si belle aux côtés de ces femmes fragiles ou au contraire très fortes et pleines de desseins, de ces mères et de leur relation difficile avec la chair de leur chair. Un roman délicieux, vibrant même !

Ce que je peux te dire d'elles

Présentation de l’éditeur :
Un matin, très tôt. Le téléphone sonne. Blanche n’aime pas ça : les coups de fil au petit matin n’annoncent jamais rien de bon. Cette fois, pourtant, c’est une bonne nouvelle : Violette a accouché dans la nuit d’un petit garçon. Blanche est bouleversée : elle ne savait même pas que sa fille était enceinte. Et puis un garçon, le premier au bout de cette lignée de filles, quelle histoire… Dans le train qui la mène de Toulouse vers Paris, le trac au cœur, Blanche relit les carnets de moleskine destinés à Violette où, remontant le temps, elle a essayé de se souvenir de tout, tout ce qu’elle peut lui dire d’elles. Mais Violette l’attend-elle encore au bout de ce chemin à la fois heureux et cabossé ? Portés par une écriture ultrasensible, où sous l’apparente douceur du cocon familial gronde la violence des sentiments, on est entraînés dans l’histoire de Blanche, celle de quatre générations de femmes, des années 1950 à nos jours. De la minuscule bicoque d’un petit village des Pyrénées aux ateliers de la maison Balaguère, haute couture, à Toulouse, Blanche recrée ce petit monde que les accidents de la vie, et certains choix, ont rendu presque exclusivement féminin. Il y a d’abord Anna, la grand-mère, qui a élevé ses trois petites-filles, Angèle, Justine et Babé, tôt privées de mère. Angèle, la mère de Blanche, la magnifique, brillante et si fragile Angèle, journaliste à La Dépêche du Midi ; Justine l’indépendante, la féministe, la couturière aux doigts de fée qui, partie de rien, va créer sa propre maison et devenir la coqueluche des élégantes Toulousaines ; la douce et vaillante Babé, pilier de cette famille bien peu conventionnelle dans laquelle grandit Blanche. Sans père (il est mort avant sa naissance) mais avec trois mères, avant de devenir, à son tour, la mère sans homme de Violette… Chaleureux et coloré comme une promenade dans la Ville rose (ou comme une collection de Justine…), le roman de cette tribu de femmes émancipées avant l’heure explore avec autant de tendresse que d’acuité toute la complexité des liens maternels.

Si j'ai bonne mémoire

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