Annie Pietri·Partenariats Bayard·Romans jeunesse

Le sourire de Marie-Adélaïde

Marie-Adélaïde de Savoie vécut de 1685 à 1712. Elle fut Duchesse de Savoie puis Dauphine de France. Elle était la fille d’Amédée II et d’Anne-Marie d’Orléans et la petite fille de Monsieur, le frère de Louis XIV. En 1697, Marie-Adélaïde avait onze ans et le Duc de Bourgogne quatorze. Ils furent alors mariés pour sceller la réconciliation entre la France et le Duché de Savoie. Leur dernier fils né en 1710 deviendra Louis XVComme tous les mariages politiques, cette union est difficile car la princesse n’a que faire de son mari qu’elle n’a pas choisi et qu’elle a dû traverser des épreuves difficiles en étant cédée à la cour de Versailles. De plus, à dix-sept ans, l’âge qu’a Marie-Adélaïde quand commence le récit, le Roi Soleil se demande s’il ne va pas là renvoyer d’où elle vient puisqu’elle enchaîne les fausses couches et ne semble pas capable d’offrir un héritier à la couronne. Ce moment coïncide avec celui où la jeune femme rencontre le Marquis de Nangis, l’homme qu’elle aimera jusqu’à son dernier souffle mais avec qui une vie est impossible.

Annie Pietri met ici un point d’honneur à évoquer le calvaire que vivent les princesses utilisées comme des pions pour l’intérêt des pays. Elle se concentre également sur le caractère spontané, ardent, authentique de son héroïne, sur la colère qui l’habite et la fait bien justement passer à l’acte à plusieurs reprises pour punir ses tourmenteurs. Même après la mort de Marie-Adélaïde, le lecteur peut jubiler de ses choix. De ses choix de femme qui a utilisé, pour sa vengeance, son essence, sa substance même, inaltérable, inexploitable. Le sourire de Marie-Adélaïde est une lecture qui ose et c’est jouissif ! Celle que son époux surnommait Draco se fait admirablement justice et l’auteur des Orangers de Versailles compose son récit avec la délicatesse, la clairvoyance, la fluidité et la passion qui la caractérisent.

Le sourire de Marie-Adélaïde
Présentation de l’éditeur :
1703
. Marie-Adélaïde de Savoie, mariée depuis cinq ans au duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, illumine la cour de Versailles. Pétillante jeune femme de 17 ans, elle aime rire, s’amuser et s’étourdir de distractions. Mais, au fond, Marie-Adélaïde est beaucoup moins frivole qu’elle n’y paraît. Car elle porte en elle le poids d’une vengeance, celle de son père et du peuple savoyard qui fut massacré sur ordre du roi. Or, un jour, elle croise à Versailles le beau marquis de Nangis, brillant militaire couvert de gloire, et elle en tombe éperdument amoureuse…

Bayard

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6 réflexions au sujet de « Le sourire de Marie-Adélaïde »

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