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Camille Claudel, la sculpture jusqu’à la folie

Camille Claudel, née en 1864, est une grande sculptrice. A la fin du dix-neuvième siècle, elle se fait remarquer avec des chefs d’œuvre comme La valse, La vague, Les causeuses ou Buste de Rodin. Avec ce dernier, elle a entretenu une liaison passionnelle. Dans sa famille, son frère, l’écrivain Paul Claudel, et son père ont été les seuls à la soutenir quand, très tôt, sa passion s’est affirmée et qu’elle l’a concrétisée. De la part de sa mère, l’artiste n’a jamais reçu d’affection. Camille gérait mal l’argent qu’elle gagnait et ne savait pas non plus faire sa place dans le monde. Quand elle comprit que son amant resterait avec sa femme, elle commença à s’enfermer, à sombrer…

De sa solitude, elle devint paranoïaque. Elle continuait de sculpter le jour mais détruisait son travail la nuit. Personne ne lui apprit le décès de son père. En 1913, sa mère et son frère la firent interner. Elle fut, comme des milliers d’autres, victime de malnutrition pendant la seconde guerre mondiale, et mourut en 1943. De sa naissance à sa disparition, Rolande Causse raconte, dans Camille Claudel, la sculpture jusqu’à la folie, l’existence aussi saisissante que terrible de cette femme si talentueuse. Son ouvrage est divisé en six parties. Il contient des extraits de journaux ou de lettres. Le lecteur se sent incroyablement proche de celle dont il découvre (ou redécouvre) la vie, de celle qu’il désire vainement sauver. Un tel destin laisse derrière lui autant d’incompréhension, de questions que d’admiration. Camille appelle, se fait une place indélébile dans les esprits grâce à ce beau texte. Quelle rencontre !

Camille Claudel, la sculpture jusqu'à la folie

Présentation de l’éditeur :
Petite fille, en Champagne, elle pétrit la terre glaise et exécute déjà des statues. Jeune fille, à Paris, elle séduit par ses dons le sculpteur Auguste Rodin, de vingt-quatre ans son aîné. Une passion artistique et amoureuse les lie. La Jeune fille à la gerbe (1887), Clotho (1893), La Petite Châtelaine (1893), La Valse (1893), La Vague (1897), L’Âge mur (1898) lui vaudront la notoriété. Peu après séparée de Rodin et désormais solitaire, elle s’acharne sur ses dernières œuvres. Isolée, elle erre vers la folie. Après trente années de sculptures innovantes, sa mère et son frère, l’écrivain Paul Claudel, la font interner, en 1913. Calme recluse, elle reste trente ans enfermée à l’asile d’aliénés de Montdevergues (Vaucluse). Durant la guerre, victime comme plus de 40 000 malades mentaux de la sous-alimentation, elle meurt le 13 octobre 1943.

Camille Claudel

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