La porteuse de mots

Merci aux
éditions Casterman!

Pernelle est une porteuse d’eau. Elle arpente les rues de la ville avec le poids des sceaux sur ses épaules et appelle les passants pour qu’ils viennent s’abreuver. Son frère, lui, est déchireur de nefs. Les deux enfants ne peuvent avoir une éducation car la famille doit avant tout survivre. Mais dans sa poche, la jeune fille garde un papier avec quelque chose d’écrit dessus. Régulièrement, elle demande à des savants de lui montrer une lettre. Son rêve ? Savoir lire, bien sur, et, pourquoi pas, devenir libraire. Un jour, elle rencontre Enzo, un étudiant italien qui va accepter de lui apprendre à lire. Ce jour est celui qui va changer tous les suivants jusqu’à la fin de sa vie.

Le garçon est comme l’élément déclencheur d’un grand nombre d’événements. De la tragédie à une grande et folle audace, du désespoir à la plus incroyable des chances, Pernelle va réussir à s’extraire de sa condition et réaliser bien plus de choses qu’elle n’aurait pu l’imaginer en même temps qu’elle va se réussir elle-même. Mélange d’un désir et d’une foi inébranlables, sa nouvelle existence mais aussi celle de ses proches montre combien les hommes et les femmes sont faits pour s’élever et cela perpétuellement.

La porteuse de mots est une aventure historique comme Anne Pouget sait parfaitement les écrire. C’est une visite de Paris en 1499. Au temps où des hommes faisaient porter des vêtements à des animaux qu’il fallait juger. Au temps où la prière était considérée comme un remède médical ou celui où les yeux vairons d’un jeune homme était la preuve que sa mère pratiquait la sorcellerie. Mais un temps charnière au cœur duquel se retrouve l’héroïne qui comprend qu’il faut par exemple disséquer les corps pour les comprendre, que l’homme n’est pas fait pour mourir à cause de son travail ou encore que rien n’est figé, que tout doit être constamment remis en question, amélioré. Comme la fabrication d’un livre, merveille qu’elle va découvrir en Italie même auprès d’Aldo Manuzio, inventeur de l’écriture italique et du point virgule. Lui, l’éditeur et libraire Antoine Vérard, le médecin Pierre Rosée et l’avocat des animaux Barthélémy de Chassanée ont réellement existé. Entre Histoire et fiction, ce livre aux multiples leçons sur la vie est une expérience aussi édifiante que captivante.

Mise en page 1
Présentation de l’éditeur :
Paris
, 1499. Alors que le royaume de France célèbre l’accession au trône d’un nouveau souverain, Louis XII, la jeune Pernelle, modeste porteuse d’eau, rêve de s’élever au-dessus de sa condition. Fascinée par la lecture et l’écriture, ces savoirs alors en plein essor avec le développement de l’imprimerie et la diffusion des livres, elle se met en tête d’apprendre à lire et écrire, confortée dans ce projet par sa rencontre avec Enzo, un jeune étudiant italien…

Casterman

Groupe Flammarion

Du même auteur :
Le mystère des pierres
Quelle épique époque opaque


11 réflexions sur “La porteuse de mots

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