Au début de , Shōichi, alors étudiant, aide M.Bō au Café Crépuscule pendant les week-ends. C’est là qu’il rencontre Saori, une femme en plein divorce dont il tombe follement amoureux. Avec elle, il entretient une relation passionnelle. Malheureusement, elle est aussi forte que brève car Saori décède lors d’un voyage. Il ne reste à Shōichi qu’un manuscrit sur la vie de Santōka, grand haïkiste que son amour admirait sans réserve et sans limites, qu’elle venait d’achever.

« N’être pas aimée, c’est ne plus être. »

Shōichi part alors sur les routes. Car « marcher est une façon de ne pas mourir. » Car « la marche à pied mène au paradis. » Avec ce livre pour seul compagnon, il offre au lecteur, en y fondant la sienne, l’histoire de celui qui porte le même nom et les mêmes lunettes que lui : Taneda Shōichi Santōka. Elle commence dans les années 1880 dans les montagnes de Yamaguchi, se déroule avec celle du Japon en fond. Santōka est dépendant au saké et poète dans la moindre de ses molécules. Son chemin est celui d’un traumatisme vécu pendant son enfance, celui de ses études, de son travail avec son père, celui de son mariage ou de sa vie de moine. Une quête faits de nombreux hauts et bas, un voyage culturel que Hubert Haddad, l’auteur de Peintre d’éventail, met en mots avec toutes les images et la poésie du monde pour créer une ivresse littéraire dont le lecteur ne ressort pas indemne.

« La vérité ultime n’a pas besoin de mots. »

LaSolutionEsquimauAW

Présentation de l’éditeur : « La marche à pied mène au paradis. » Ainsi s’ouvre , roman japonais, à la croisée de deux destins et autour d’une même quête, la voie du détachement. Shōichi porte en lui le souvenir de Saori, la seule femme qu’il ait aimée, une universitaire qui a consacré sa vie à Santōka, le dernier grand haïkiste. Leur aventure aussi incandescente que brève initie le départ de Shōichi sur les pas de Santōka, de l’immense Bashō et de son maître Saigyō. Marcher, pour cette procession héroïque d’ascètes aventureux, c’est échapper au ressassement, aux amours perdues, c’est vivre pleinement l’instant ! « Le saké pour le corps, le haïku pour le cœur. » Dans la lignée de l’inoubliable Peintre d’éventail, Hubert Haddad nous emmène sur les sentiers du Bout-du-Monde. Son écriture est comme la palpitation miraculeuse de la vie, au milieu des montagnes et des forêts, à travers le chant des saisons, comme un chemin sur le chemin.


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