La petite barbare

La Barbare, voilà le surnom que lui donnent les autres détenues. Issue d’un milieu défavorisé, fille d’un chômeur et d’une alcoolique, elle a « dérapé ». A 23 ans, elle sort bientôt de prison où elle a connu les « compromis » avec le personnel et l’isolement. Au fil des jours qui l’emmènent vers sa nouvelle liberté, narratrice, elle revient sur son existence. De son enfance à son condition de « femme à hommes » qui lui rapportait gros. De son amitié avec Esba à son appartenance à un gang. De son amour pour les livres et la poésie à son « faux pas ».

Le personnage d’Astrid Manfredi est plein d’autant de désillusions que d’envie. Elle exprime, sa colère, sa rage, son mal être à travers des souvenirs que des espoirs viennent tapisser en fragiles mais bien présents filigranes. Ce sont sûrement ses idées très arrêtées et très dures qui lui permettront de réaliser ses rêves. La force des deux doit, semble-t-il, être conservée pour que cela arrive. Peut-être est-ce même déjà fait à partir de ce roman censé être le sien ? Dans ce qui fut son horizon enfin trouvé, symbole d’avenir offert par l’écrivain convaincu parce qu’il se désigne porteur d’un beau message auprès de ses lecteurs. La petite barbare, premier roman, est un livre pur dans le sens sec, franc, sans concessions de la définition. Il arrête, déstabilise, ne caresse pas mais n’en demeure pas moins une lumière enfin dirigée qui plus est portée par une plume à laquelle il doit beaucoup.

La petite barbare
Présentation de l’éditeur :
En détention on l’appelle la Barbare ; elle a vingt ans et a grandi dans l’abattoir bétonné de la banlieue. L’irréparable, elle l’a commis en détournant les yeux . Elle est belle, elle aime les talons aiguilles et les robes qui brillent, les shots de vodka et les livres pour échapper à l’ennui. Avant, les hommes tombaient comme des mouches et elle avait de l’argent facile. En prison, elle écrit le parcours d’exclusion et sa rage de survivre, et tente un pas de côté. Comment s’émanciper de la violence sans horizon qui l’a menée jusqu’ici ? Peut-elle rêver d’autres rencontres ? Et si la littérature pouvait encore restaurer la dignité ? Subversive et sulfureuse, amorale et crue, La Barbare est un bâton de dynamite rentré dans la peau d’une société du néant.


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