La guerre des mercredis

Holling Hoodhood est l’élève que Mme Baker déteste le plus (Enfin, ça, c’est lui qui le dit !). Parce cette année il est le seul presbytérien de sa classe et qu’il ne va donc ni à la synagogue Beth-EL ni à l’église Saint-Adelbert le mercredi après-midi, Holling doit passer ces quelques heures seul avec sa professeur. En guise de « punition », elle lui fait nettoyer les tableaux, les effaceurs qui mettent de la craie partout quand il les tapent les uns contre les autres et la cage des rats Sycorax et Caliban. Mais Mme Baker lui fait aussi découvrir Shakespeare avec La tempête, La Tragique Histoire d’Hamlet, prince de Danemark ou Roméo et Juliette et l’aide à s’améliorer à la course. Véridique ! Comme dirait Holling.

Holling qui apprend des extraits de Shakespeare par cœur. Ce qui lui permet d’avoir des choux à la crème gratuit ! Et d’obtenir le rôle d’Ariel, le génie de l’air pour l’Incroyable Festival de la Compagnie Shakespeare de Long Island. Holling dont les parents s’occupent peu, dont la sœur est une adepte du Flower Power. Holling qui, durant cette année de cinquième, va rencontrer des stars du base-ball et vivre l’assassinat de Robert Kennedy. Car ces dix mois que le garçon raconte sont à cheval sur 1967 et 1968. La guerre du Vietnam fait alors rage. En arrière plan seulement, elle se mêle à ses improbables aventures.

Holling se retrouve effectivement face à de sacrées coïncidences, catastrophes ou coups de chance. Il a aussi des parents peu crédibles dans leur rôle. Des ingrédients légers en face de la dure réalité qui permettent à Holling de grandir avec ce qu’il faut de sérieux et d’insouciance. Ce petit narrateur sait être très réfléchi, très pertinent et aussi faire éclater de rire le lecteur à tout moment. Celui-ci voit clairement Holling éclore, comprendre de mieux en mieux l’existence à travers les livres, les épreuves que des personnes proches de lui endurent, tenir tête à son père, réussir à être un frère. Quel personnage attachant qui génère tantôt des papillons tantôt une boule dans le ventre. Quel symbole n’est-il pas de la vie dont il faut absolument profiter. « Crapauds, cafard et chauve-souris », La guerre des mercredis est un trésor de lecture.

La guerre des mercredis

Présentation de l’éditeur :
S’il y a un élève du collège que Mme Baker, la prof d’anglais, ne peut pas voir en peinture, c’est bien lui, Holling Hoodhood. Chaque mercredi, alors que la moitié de la classe de cinquième est dispensée de cours pour se rendre à la synagogue, et que l’autre moitié va au catéchisme à l’église de la paroisse, Holling Hoodhood, qui n’est ni juif ni catholique, est le seul et unique élève à rester en cours avec Mme Baker. Elle le lui fait payer. Cela fait plusieurs mercredis qu’il nettoie les tableaux, dépoussière les effaceurs, retire les toiles d’araignée, décrasse les fenêtres. Et voilà que Mme Baker s’est mis en tête de lui faire lire du Shakespeare ! Encore un stratagème pour le faire périr d’ennui. Pendant que Holling Hoodhood découvre La tempête et s’aperçoit que Mme Baker est moins mauvaise qu’elle n’en a l’air. Pendant ce temps, l’histoire des États-Unis suit son cours. Robert Kennedy se porte candidat à la présidence, la lutte pour les droits civiques prend de l’ampleur, la guerre du Vietnam fait rage. Nous sommes en 1968, et l’Amérique s’apprête à vivre l’une des années les plus violentes de son histoire.


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