Le naufragé de la Méduse

Mélia est la fille d’un marin disparu en mer lors du naufrage de la frégate la Méduse. A Paris, en 1818, elle et sa tante, Césarine, sont au service de Théodore Géricault qui travaille à un tableau sur la tragédie. Celle-ci est survenue deux ans auparavant et a coûté la vie à cent cinquante hommes. Le peintre est assisté de Louis, son apprenti, reçoit « des survivants du naufrage pour recueillir leurs témoignages » et « se procure des morceaux de cadavres dans l’hôpital voisin » dans le but de rendre son travail le plus réaliste possible. Mais ce drame si inspirant est également le cœur de dangereux secrets et Géricault reçoit bientôt des lettres de menace dans lesquelles on le somme de mettre fin à son projet. Il est pourtant décidé à aller jusqu’au bout. Mélia a peur de ce qui pourrait leur arriver à tous dans la maisonnée mais soutient son maître. Impliquée plus qu’elle ne le voudrait dans cette dangereuse histoire, elle n’est pas au bout de ses surprises…

Le naufragé de la Méduse évoque donc les mystères qui entourent la perte de la Méduse et l’élaboration du tableau connu sous le nom Le radeau de la Méduse. A des réalités historiques, Catherine Cuenca a greffé des éléments et des personnages de fiction entraînants. Mélia, la première, n’a pas existé. Elle est métisse, une idée qui répond au fait que Géricault s’opposait à l’esclavage. Sur sa toile, il a d’ailleurs représenté « des hommes noirs aux côtés d’hommes blancs, dont certains se tiennent le main ». L’histoire d’amour soi-disant impossible entre Mélia et Louis apparaît alors aussi comme un combat pour la liberté. L’un des deux que mène Mélia, l’autre étant de tout savoir sur les conditions dans lesquelles son père est mort. C’est en à peine deux cent pages et avec une plume aussi fluide que riche que l’auteur de La prophétie des Runes et du Mystère de la Tête d’Or, entre bien d’autres, plonge ses lecteurs dans une aventure historique qui ne connaît aucun temps mort. Une entreprise parfaite qui captive de la première à la dernière page, qui étonne et qui est complétée par quelques pages très utiles pour démêler la fiction et la réalité.

Le naufragé de la Méduse

Présentation de l’éditeur :
1818
. A Paris, le peintre Géricault travaille à un tableau sur le naufrage de la frégate la Méduse, ce drame de la mer qui a coûté la vie à cent cinquante personnes, deux ans plus tôt. Mélia, dont le père matelot a péri dans le naufrage, suit de près l’avancée du tableau. Mais bientôt, Géricault reçoit des lettres anonymes où on l’encourage à abandonner son projet. Lorsque les lettres se transforment en menaces et que Louis, l’apprenti du peintre, disparaît, Mélia se retrouve au cœur d’une sombre histoire. Pourquoi veut-on étouffer l’affaire de la Méduse ? Que s’est-il réellement passé à bord ? Géricault réussira-t-il à terminer son tableau ?

Catherine Cuenca sur ce blog


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