Moi, les mammouths

Après La nuit des mi-bémols, Le radeau de la sardine, Belle-Méduse, Nos bébés pélicans ou Le deuxième Mickey, voici une nouvelle aventure de Bobby Potemkine. Dans celle-ci, la directrice de la Maison du peuple a été écrasée par un mammouth et se retrouve compressée dans un mini bloc de glace qui ne fond pas. Bobby et son amie Lily Nebraska apprennent que les gros animaux, eux se retrouvent dans un endroit que personne ne connaît. Seules les mouettes en mini-jupes, Belinda Naufrageuse et Melissa Fatale, les ont vus. Bobby mène donc une investigation sur la présence de ces proboscidiens – il a de drôles de capacités ou de techniques d’enquêteur mais il fait de son mieux. Pendant que les chauves-soubises font semblant de refaire des lacets qu’elles n’ont pas et que quelqu’un réfléchit à utiliser la pauvre Mimi Torpedo comme colophane.

Moi, les mammouths est un livre aussi simple que délirant issu de l’œuvre post-éxotique de son auteur, Antoine Volodin, qui se cache encore une fois derrière le pseudonyme de Manuela Draeger. Un livre qui sensibilise à la création (d’univers, de mots, de sons) et au plaisir de jouer avec ses propres inventions. Qui force le lâcher prise par une puissante bizarrerie. Il est fortement conseillé de commencer par le début du voyage pour ne pas avoir l’impression de se retrouver face à une seule pièce d’un grand et complexe puzzle. Pour vivre réellement cette expérience littéraire à la fois drôle et touchante, surréaliste et évidente. Cet exercice de manipulation unique en son genre qui fait tout disparaître autour du lecteur (temps, vocabulaire, repères, logique…) pour le cueillir entièrement.

Moi, les mammouths

Présentation de l’éditeur :
Je ne sais pas, vous, les mammouths, mais moi, je croyais qu’il n’y en avait plus depuis dix mille ans au moins. Et vous, je ne sais pas, mais les mammouths, moi, je préférerais ne pas me trouver sur leur route. Avec cette odeur qu’ils dégagent de laine mouillée et d’herbe pas très fraîche, sans parler de l’habitude qu’ils ont d’écraser les gens. En particulier les directrices de Maisons du peuple. Et les mammouths, vous, je ne sais pas, mais, pour moi, ils ne se posent pas de questions déplacées sur leurs minijupes. Mais quand on en voit, des mammouths, qui se promènent vers l’horizon au crépuscule, ça paraît bizarre et ça laisse encore pas mal de questions en suspens. Le genre de questions qui méritent une enquête. Et là-dessus, pas de doute : Bobby Potemkine, c’est encore à toi de jouer.


2 réflexions sur “Moi, les mammouths

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