Romans jeunesse

Bluebird

A la mort de la mère de Minnie, elle et son père prennent la route. Eux, ce qui les fait vibrer, c’est la musique. Curtis chante magnifiquement le blues, sa fille souffle prodigieusement dans son harmonica. Leur duo marche très bien. À eux deux, ils semblent répandre le bonheur partout où ils passent. Un jour, Minnie se blesse et ils sont contraints de s’arrêter sur une plantation le temps de sa guérison. Si cet endroit est tenu par un homme terrible, ceux qui travaillent pour lui sont des amours d’être humains qui accueillent Curtis et son « oiseau-qui-chante-par-dessus-les-montagnes » comme de vrais membres de leur famille. Les jours passés avec Papy, Dinah et le petit Eddie sont d’une grande douceur. Minnie les partagent aussi avec Elwyn, le fils d’un irlandais travaillant pour l’affreux Charley Silas, avec qui elle s’endort sous les arbres.

Puis, des hommes avec grandes cagoules blanches (le Klu Klux Klan n’est jamais nommé) mettent le feu à l’église et enlèvent Curtis. Minnie les suit et voit le corps désarticulé de son père être jeté au milieu des poulets. La jeune fille s’enfuit alors en montant dans le premier train pour Chicago. Sans savoir à quel point elle va manquer à Elwyn. Sans savoir que ceux qui sa cachaient sous les capuches ont en réalité sauvé celui dont elle est la raison de vivre. Cette partie de l’histoire, c’est Nashoba, dit Gros Poings, qui la raconte. Pendant qu’il raconte son histoire à lui aussi et avant de confier un morceau du récit à Elwyn avec lequel il est devenu frère.

Car Bluebird est guidé par trois voix. Par Minnie qui s’installe dans le nord des États-Unis et qui devient une chanteuse à succès. Par Nashoba et Elwyn qui racontent ce qu’il advient de la plantation de Silas et de ses habitants après son départ. Loin derrière, la Seconde Guerre mondiale change le monde. Tout proche, la ségrégation raciale fait rage. Mais le blues fait oublier beaucoup de choses, fait bouger chaque membre du corps et fait rire l’âme. L’amour, lui, ignore la couleur de peau de ceux qui s’aiment et se retrouvent inéluctablement. Entre Histoire, horreur, tension, musique, passion, attente, révélations et rêves (certaines scènes sont peu (voire pas du tout) crédibles mais amusantes), Tristan Koëgel offre un ouvrage romanesque aux personnages très attachants et facile à lire comme les amateurs du genre les aiment. Le voyage est séduisant et on ne peut plus positif.

Bluebird

Présentation de l’éditeur :
Minnie
est la fille d’un musicien qui chante le blues sur les routes du Mississippi. Elwyn est le fils d’un Irlandais, le contremaître d’une immense plantation. Quand ces deux-là se rencontrent, ils tombent amoureux. Mais dans l’Amérique des années 1940, en pleine ségrégation, qui oserait croire que leur histoire est possible ? Le destin incroyable d’une jeune chanteuse de blues, la vie de toute une plantation qui bascule, un souffle romanesque prodigieux.

Publicités

2 réflexions au sujet de « Bluebird »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s