La perspective du condor

La sterne Solena Kilometra, éternelle insatisfaite qui ne cesse de rouspéter, vient d’atteindre les côtes de la Patagonie chilienne, là où vivent déjà l’huîtrier Gonzague-Louis de Pachacamac, la baleine à bosse savante Brigit Castafiore et son fils, le jeune Papageno. Ces lieux sont aussi ceux du fantôme Shuk et de Charybde Lakoma, un monstre victime d’une malédiction qui entraîna jadis beaucoup de femmes aux fonds des eaux. Sans compter Magouli Picassiette et Ouioui Picasso. Tout un monde d’êtres vivants très différents. Qui traversent les jours en étudiant l’existence sans vraiment savoir avec qui ils occupent ce bout de la planète. Sans savoir qu’ils sont pourtant profondément reliés. Seul Juan Pablo Ignacio IV de la Cruz, le condor, les voit tous et sait tout depuis le ciel, mais reste tel un dieu silencieux.

La perspective du condor fait suite aux ouvrages Aux bords du lac Baïkal et Les papillons de Lena. Ils forment tous les trois Les récits animaliers de Chen Wanglin. Chaque chapitre se concentre sur un personnage en particulier, sur ce qui le questionne, sur ce qu’il cherche, sur ce qu’il apprend. Chaque petite aventure est présentée comme un conte philosophique avec de nombreux détails culturels, éducatifs. Shuk est le personnage qui est le plus mis en avant et qui permet un fil rouge entre ces récits alors plus faciles à suivre. Sa condition de fantôme lui permet de se rendre où il veut, même aux côtés du condor, pour demander à ses compatriotes s’ils ont croisé un autre animal humain que lui, une femme qui pourrait être la sienne. Le lecteur le suit dans sa quête et écoute les histoires de tout le monde. Des histoires qui montrent à quel point les êtres d’un monde sont unis et qui font également se fondre ensemble le passé, le présent et le futur. Car la mémoire, la connaissance et la transmission ignorent le temps et les frontières. Elles sont, c’est tout. Et elles sont un puits immense au bord duquel chacun peut venir se pencher. Christian Garcin fait vibrer ces concepts dans une lecture belle, amusante et touchante qui n’oublie pas, entre autres idées, que les animaux sont en danger. Un moment poétique à la fois loin et proche de tout.

La perspective du condor

Présentation de l’éditeur :
À la pointe sud de l’Amérique du Sud, la Terre de Feu héberge toutes sortes d’animaux étonnants. Une sterne râleuse, un baleineau mélomane, un huîtrier prétentieux, un manchot pas très courageux, et bien d’autres encore. Ils se croisent, discutent, observent le monde et s’interrogent. Un seul d’entre eux les connaît tous : le condor Juan Pablo Ignacio IV de la Cruz, dit « El Magnífico ». Depuis les hautes altitudes où il évolue, il voit tout, sait tout, mais ne parle à personne. Il se nourrit des morts, de tous les morts sauf un, un fantôme d’humain qui a oublié le passé mais se souvient de l’avenir. Alors, faute de le manger, le condor pourra peut-être lui venir en aide ?

Aux bords du lac Baïkal Les papillons de la Lena


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