Alice au pays des merveilles

Alice’s adventures in Wonderland, ou Alice in Wonderland, Les aventures d’Alice au pays des merveilles, ou Alice au pays des merveilles, est un roman de Charles Lutwidge Dodgson paru en 1865 et traduit pour la première fois en français en 1869. L’auteur l’a écrit sous le pseudonyme de Lewis Carroll et ne l’avait pas initialement destiné aux enfants. Il fait partie des grands classiques de la littérature et a été adapté plusieurs fois au cinéma. La version la plus célèbre (et la plus acclamée) est sûrement la version animée de 1951 produite par les studios Disney. L’histoire est celle d’une petite fille qui s’ennuie alors que sa sœur est en train de lui livre et qui voit un Lapin Blanc passer. Celui-ci est muni d’une montre à gousset et est apparemment en retard pour aller là où il doit aller. Alice décide de le suivre jusque dans son terrier qui « d’abord creusé horizontalement comme un tunnel », mène ensuite à « une pente si brusque et si raide » que l’enfant est incapable d’empêcher sa chute.

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Une chute pendant laquelle elle peut saisir des objets posés sur des étagères et si longue qu’Alice se demande même si elle ne va pas arriver de l’autre côté de la Terre. Après avoir atterri sur un tas de feuille sans se faire de mal, elle arrive en fait dans une salle qui comporte de nombreuses portes. Derrière la plus petite d’entre elles se cache « le jardin le plus adorable dont on puisse rêver ». Commence alors réellement sa grande aventure pour atteindre cet endroit formidable. Pendant celle-ci, Alice va grandir, rétrécir, rencontrer un chat invisible, une reine qui veut trancher toutes les têtes ou presque, un chapelier complètement fou, un lièvre qu’on tente de faire rentrer dans une théière. Elle va être prise pour un serpent, porter un bébé qui va se transformer en cochon, se retrouver au tribunal.

Alice a été inspirée à Charles Lutwige Dodgson par l’une des trois filles d’un couple d’amis à lui. Les relations de l’auteur se retrouvent d’ailleurs dans ce récit aux événements tous plus étranges, drôles, dérangeants les uns que les autres devenu incontournable. C’est entre sous-entendus, jeux de mots, symboles et folie que Charles se moque de ses fréquentations et de la société à laquelle il appartient. Les français ne saisissent peut-être pas les subtilités dans les modifications apportées aux poèmes qu’Alice connaît et peut réciter parce que les enfants devaient alors les apprendre et dans ce que les personnages font en lien avec ce que la société victorienne exigeait. Mais le charisme de ces personnages en question, le dépaysement et la protestation que représente le pays des merveilles, la crise d’identité qu’il provoque et ce qu’au final il est réellement séduisent peu importe l’origine, la culture et les connaissances des lecteurs.

Alice au pays des merveilles Castorpoche

Au fil du temps, le texte a été traduit de nouveau, tronqué, adapté. Les personnages ont inspiré d’autres livres, généré des expressions. En 2016, les éditions Castor Poche proposent une nouvelle traduction de cet ouvrage à lire au moins une fois dans sa vie. Henri Parisot est très fidèle à la version originale. Les calembours et autres amusements avec la langue ne peuvent être tout le temps les mêmes, c’est une évidence. Mais les équivalents sont bons et rien n’empêche les curieux d’aller voir ce qui était dit au départ. Il n’y a pas beaucoup d’illustrations et c’est dommage. Bien que les dessins de Charlotte Gastaut ne troublent pas comme celles John Tenniel et ne reflètent donc pas la noirceur évidente de cette quête sur les mirages que les enfants ont de l’âge adulte. Voilà le seul bémol à trouver à cette édition avec le fait que le texte n’a pas eu droit à la structure visuelle qui lui a été donnée au départ : une police plus petite ou plus grande en fonction de qui parle et comment, et, surtout, le récit de la souris présenté sous la forme d’une queue qui ouvre les portes de l’esprit d’Alice. Dans tous les cas, cette héroïne traverse le temps, le monde du livre montre ici qu’il n’est pas prêt de s’arrêter à la mettre en avant et c’est une bien bonne nouvelle. Alice’s adventures in Wonderland est suivi de Through the Looking-Glass, De l’autre côté du miroir.

Présentation de l’éditeur :
Par un beau matin d’été, Alice s’ennuie quand elle aperçoit un Lapin Blanc. Un Lapin Blanc qui possède une montre à gousset ! Il n’en faut pas pas davantage pour piquer la curiosité de la petite fille : elle décide de le suivre jusque dans son terrier. Mais au-delà du terrier, c’est un monde merveilleux qui attend Alice : un pays promettant des rencontres surprenantes.

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