Les petits orages

Il y a un an, Moses Laufer Victor Léonard et sa mère ont eu un accident de voiture qui a bouleversé leur vie. Les séquelles physiques et psychologiques sont encore difficiles à gérer et engendrent des conflits familiaux. À son quotidien délicat, le garçon peut compter sur un autre fardeau dont il se serait bien passé : le lot non négligeable de boutons qu’il a sur le visage. Au lycée, il n’a qu’un ami ou, comme il le précise, quelqu’un qui le suit partout. Mais voilà qu’un nouvel élève arrive dans la classe de Moses. C’est un Indien prénommé Ratso qui a la bonne idée d’arriver alors que Moses est en train de présenter un exposé sur les Lakotas. Pour Ratso, c’est du grand n’importe quoi. Il veut montrer à Moses pourquoi il ne savait pas de quoi il parlait et était bien loin de la vérité en ayant récité la fiche Wikipédia.

« Parfois, on se fie inconsciemment aux fils invisibles qui peuvent relier deux vies. »

Parce que comme Moses, Rasto a été abîmé par la vie. Lui aussi est profondément en colère et ne souhaite qu’une chose : faire des études de droit pour pouvoir apporter la justice dans les réserves. Parce qu’il a justement besoin de se rendre à Pine Ridge pour l’anniversaire de sa sœur, Ratso demande à celui qu’il surnomme « Tige brisée » de faire la route avec lui. Au week-end, tous les deux entament alors un périple à bord d’une Volvo plus que décrépite et capricieuse, un vrai personnage. Il s’agit là d’une quête identitaire et culturelle complètement dingue mais nécessaire, belle, puissante qui va les remettre en accord avec eux-mêmes et le monde qui les entoure. Entre drame familial, amitié, gaffes, histoire des Indiens d’Amérique, tristesse, culpabilité, acceptation, rituels, psychanalyse, émotion et humour (une scène est particulièrement hilarante!), Les petits orages est un « road-book » magnifique dans lequel les attachants protagonistes osent être plus vivants que jamais et grâce auquel ils transmettent une merveilleuse audace à la vie. Au cours du voyage, Marie Chartres fait dire à son héros « Depuis le départ, notre voyage était un grand huit d’émotions intenses et de sensations extrêmes, et les derniers mètres étaient l’apothéose ». Il est aussi possible de résumer sa pépite d’ouvrage fabuleuse de bout en bout ainsi.

« Parfois la vie est aussi drôle qu’elle est triste. »

Les petits orages

Présentation de l’éditeur :
Depuis un an, la vie de Moses Laufer Victor a changé. Il y a les signes extérieurs, la jambe blessée, les boutons qui explosent sur son visage comme des volcans, et la rage incontrôlée qui s’exprime comme elle peut. Il y a les choses qui restent en lui, les souvenirs de l’accident, les mots qu’il n’arrive plus à dire avec ses parents, qui sont comme des orages en dedans. Et puis, il y a tout ce que l’on ne connaît pas encore. Un jour, au lycée, arrive Ratso, un Indien. Il a ses secrets lui aussi, il a sa colère. Mais il a surtout besoin que Moses l’accompagne à Pine Ridge, pour rendre visite à sa sœur. Parce que chacun, à sa façon, doit sortir de sa réserve.

Lectures de juin 2016


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