Hugo de la nuit

Hugo vit avec ses parents et sa chienne Fanette dans le sud de la France. Son père est botaniste et protège comme il le peut le cimetière du village menacé de disparaître. Celui-ci se tient en effet sur un gisement de pétrole. Ce qui attise forcément les convoitises. Une nuit, un cambriolage perpétré dans la grande et belle propriété familiale tourne mal et Hugo meurt. Il se retrouve alors dans le cimetière en tant que fantôme. Il est entouré d’autres spectres qui sont là depuis plus ou moins longtemps. Ils se nomment Dame Betti, le Père Poudevigne, Cornille, Adélaïde, Nicéphore, Violette et Gertrude. C’est eux qui lui annoncent son décès avant que le garçon n’assiste, sans rien pouvoir faire, au décès de ses parents.

Suivent alors, le mélange de la découverte du « monde plus magique que le plus magique des rêves » dans lequel Hugo vient d’entrer, de sacrées révélations et de nombreuses surprises dans ce roman à cheval entre deux (voire trois) mondes et genres. Dans ce récit abracadabrantesque, à la fois cruel et drôle, un peu complexe et qui n’oublie pas l’émotion. Certains passages partent dans tous les sens et la fin est peut-être facile. Mais l’explosion fantastique qu’est Hugo de la nuit touche sûrement le public visé auquel l’auteur parle d’ailleurs très franchement. Un geste déstabilisant, certes, mais finalement appréciable.

Hugo de la nuit

Présentation de l’éditeur :
« L’oncle d’Hugo allait presser l’interrupteur de la lampe de chevet lorsque l’enfant le retint par la main.
– Attends… J’avais encore une question à te poser…
– Quoi donc ? sourit son oncle.
– Je me demandais… Tu penses qu’un mort, ça peut se déterrer tout seul ?
Son oncle écarquilla les yeux pour souligner l’absurdité de la question.
– « L’enfer est vide. Tous les démons sont parmi nous », dit-il dans un souffle.
– Qu’est-ce que ça veut dire ?
– C’est du Shakespeare et cela signifie que les vivants sont plus à craindre que les morts.
Hugo fronça les sourcils d’un air dubitatif.
– Et sur ce constat d’épouvante, conclut Oscar dans un large sourire, je te souhaite de beaux rêves !
D’un clic, il éteignit la lampe de chevet.
Hugo entendit ses pas s’éloigner dans le noir.
La porte se referma sans bruit.
Maintenant, la nuit pouvait commencer… »

Lectures de juin 2016


7 réflexions sur “Hugo de la nuit

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