C'est lundi, je dépoussière...·Jules Verne·Romans français

C’est lundi, je dépoussière… Le secret de Wilhelm Storitz

C'est Lundi, je dépoussière..

Chaque lundi, Entre Les Pages vous propose un ancien article dont le texte et la mise en page ont été rafraîchis. De belles redécouvertes au programme ! Aujourd’hui, place à…

Le secret de Wilhelm Storitz de Jules Verne

Le secret de Wilhelm Storitz est un roman que Jules Verne a écrit à la fin des années 1890. Lorsqu’il est paru en 1910 pour la première fois (Jules Verne est décédé en 1905), il s’agissait d’une version revisitée par Michel Verne, le fils de l’auteur, à la demande de Pierre-Jules Hetzel. Quelle histoire que possède donc cette fiction fantastique et romantique avant même qu’elle n’ait commencé ! Ce n’est qu’en 1977 que la version du manuscrit original a été publiée.

Les incroyables aventures que ce manuscrit contient sont narrées par Henry Vidal. Alors que son frère, Marc, doit épouser la belle Myra, il le convie à leur mariage en Hongrie. Quoi de plus normal que de réunir la famille pour un tel événement ? Henry fait donc le voyage de France jusqu’à Graz, raconte d’ailleurs avec de nombreux détails son périple et la splendeur des villes dans lesquelles il s’arrête comme par exemple Pest à l’époque ou Buda et Pest n’avaient pas fusionné. Les retrouvailles et les présentations ont lieu dans une ambiance qui ne peut être plus heureuse. Mais rapidement, une ombre tombe sur ce tableau qui paraît bien trop beau pour être vrai ou durable. Henry apprend en effet qu’un homme a demandé Myra en mariage quelques temps avant Marc : Wilhelm Storitz, fils d’Otto Storitz, un célèbre chimiste. Wilhelm a beau renouveler sa demande, elle lui est toujours refusée.

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Des voix, des gens bousculés, des objets qui semblent s’envoler et l’édition Folio qui stipule bien que Jules Verne devait avoir connaissance du roman de H.G Wells intitulé L’homme invisible, l’angoisse monte de savoir les personnages sous la menace d’un être devenu fou. Le pays, très attaché aux croyances et superstitions en tous genres, comprend vite que quelqu’un qui a réussi à se rendre imperceptible cause tout ce malheur aux futurs mariés. Car oui, cette triste âme a tout d’abord frappé lors d’une soirée en l’honneur de Marc et de Myra puis le jour même de leur mariage. Jamais il n’abandonnera la jeune femme.

L’enquête est donc lancée, la peur habite tout un chacun et la folie gagne les autres. Comment attraper et stopper ceux qu’on ne peut voir ? Comment se sentir réellement seul et en sécurité, comment savoir les  secrets à l’abri ? Jules Verne mène ce récit avec la puissance qui lui est propre, avec ces formidables détails qui avalent le lecteur et l’éveillent à l’intérieur même de l’œuvre. Cette lecture est intense et finalement rapide. Elle est émouvante par son histoire d’amour et par sa fin assez inattendue. Suspense et angoisse sont au rendez-vous tout comme certaines questions sur l’homme et ses ambitions. Il est certain que les bruits de pas, les dialogues presque inaudibles et les courants d’air qui ouvrent les portes auront maintenant un tout autre effet sur le lecteur.

Présentation de l’éditeur :
Wilhelm Storitz
a juré de se venger de l’affront que lui a fait la famille Roderich en lui refusant la main de la belle Myra. Héritier des découvertes scientifiques de son père, Wilhelm Storitz aurait-il percé le secret du plus vieux rêve de l’homme, l’invisibilité ? Voici, campé dans le décor mystérieux de la Hongrie méridionale, le texte original que Jules Verne remit le 5 mars 1905 à son éditeur Jules, Hetzel. L’histoire de ce roman est elle-même un roman. A sa lecture, Hetzel fut à ce point choqué par la passion et le romantisme fantastique de l’œuvre qu’il demanda à Michel Verne, le fils de l’écrivain, de modifier le texte et de transposer l’action au XVIIIe siècle ! C’est ainsi que l’ouvrage fut publié en 1910 dans une version dénaturée. Retrouvé dans les archives Hetzel, le manuscrit permet aujourd’hui, un siècle après sa rédaction, de découvrir, dans sa force et sa pureté, l’ultime chef-d’œuvre de Jules Verne.

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