Romans français

La légende la ville d’Ys

A Quimper, le roi Gradlon est toujours sous le choc de la disparition de sa femme qu’il aimait tant et ne gouverne plus comme il le devrait. Les efforts de ses compagnons ne l’aident en rien. La présence de sa fille qu’il aime énormément ne le sort pas de sa torpeur pour autant. Jusqu’à l’a ce que Gradlon assiste aux miracles de Ronan,qu’il rencontre l’ermite Corentin et qu’il commence une nouvelle vie dès plus pieuse. Un jour, Dahut lui demande de lui construire une cité « blanche et belle et radieuse », qui n’a « d’autre horizon que celui ou le ciel rejoint l’Océan ». Cette cité, en bout de Cornouailles, ils la nomment Ys.

Très vite, derrière la digue et le bassin qui protègent la cité des marées, les gens s’amusent, s’enivrent, vivent dans l’excès, organisent pendaisons et orgies. Ils vivent donc bien loin des principes de la chrétienté. Dieu leur propose de se repentir mais personne ne saisit l’opportunité. Ainsi la ville d’Ys est condamnée. Ainsi disparaissent les péchés et le paganisme dans les flots. La légende de la ville d’Ys est un ouvrage de Charles Guyot publié pour le première fois en 1926. Comme annoncé sur la couverture, il a utilisé les textes anciens pour raconter cette histoire. Cette histoire dans laquelle il y a des élus de Dieu, des chasses, des korrigans, un masque magique, des Sènes, un étranger séduisant. Cette histoire de religion, à connotation psychanalytique, ou tout simplement magique est contée ici avec un style médiéval et poétique. Le lecteur rencontre une syntaxe ainsi qu’un vocabulaire d’un autre temps. Le voyage est donc merveilleux et de toute part. Quel pouvoir a cette légende !

Présentation de l’éditeur :
Ce récit, basé sur d’anciens textes et sur la tradition orale, redonne toute sa dimension poétique et fantastique à l’une des légendes les plus célèbres de Bretagne. Du deuil du roi Gradlon, obsédé par la disparition de Malgwen, son épouse guerrière, au châtiment d’Ys la ville maudite, « engloutie par les flots de la colère divine », ce sont deux civilisations qui s’affrontent. Le souverain de Cornouaille devra choisir entre son amour pour sa fille unique, la belle Dahut, la « diabolique », symbole de l’ancienne civilisation celtique, et les enseignements de l’évêque Corentin. La fin tragique de la cité d’Ys annonce la disparition des anciens cultes et le triomphe de l’ère chrétienne. La beauté du texte, l’intensité de ces pages où apparaissent korrigans et chevaliers, démons et saints, ne peuvent faire oublier la portée de cette légende née de ce fantastique conflit entre paganisme et chrétienté.

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6 réflexions au sujet de « La légende la ville d’Ys »

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