C'est lundi, je dépoussière...

C’est lundi, je dépoussière…

C'est Lundi, je dépoussière..

Chaque lundi, Entre Les Pages vous propose d’anciens articles dont le texte et la mise en page ont été rafraîchis. Qu’il y ait 2, 3, ou 4 articles, le but est de vous faire découvrir ou redécouvrir des livres très différents. J’espère que cela vous plaira ! Vous pouvez lire et commenter les avis ici, ils se trouvent à la suite les uns des autres, ou cliquer sur les couvertures ci-dessous pour accéder aux chroniques en elles-mêmes. Belle lecture à tous ! Au programme aujourd’hui :

La demoiselle des lumières
Marie Corneille, bien qu’elle ne soit pas réellement une descendante de l’auteur du Cid (1606-1684), est recueillie et tendrement aimée par Voltaire (1694-1778). Ce dernier va lui offrir un foyer, une nouvelle famille et surtout la possibilité de penser par elle même et de choisir son destin. Puisqu’elle sort d’un couvent où l’on apprend rien aux jeunes filles car il faut qu’elles deviennent d’ignorantes et dociles épouses et que toute sa vie Marie n’a fait que tisser des paniers, il n’est pas facile pour elle de parler, d’écrire, de lire correctement. Comprendre les œuvres comme Candide, le Discours sur l’inégalité parmi les hommes ou encore Mérope ne s’avère pas simple non plus. Mais sa franchise et sa vivacité lui valent d’être une personne charmante, vraie qui montera sur les planches réciter les vers de son «père »  et qui se battra pour que seuls règnent la justice et l’amour.

La demoiselle des Lumières propose de mêler l’Histoire et la fiction avec grâce et ingéniosité. Annie Jay, offre à ses lecteurs des personnages passionnés qui transmettent leur rage de vivre, d’être heureux et surtout libres. Ils sont au cœur d’une intrigue qui explore de grands thèmes comme l’éducation des jeunes femmes, la vie de Voltaire ou encore le naissant siècle des Lumières. C’est aussi l’occasion de mettre en avant les évènements qui ont bouleversé la vie de la famille Calas à tout jamais, une terrible affaire devenue célèbre grâce à l’incroyable investissement de Voltaire. En 1761, alors que les protestants n’avaient pas le droit de pratiquer leur religion, Marc-Antoine Calas, fils de Jean Calas est retrouvé mort pendu. Son père fut accusé de son meurtre, torturé et exécuté. Ce fut plus qu’un combat pour réhabiliter ce dernier et tous, dans la maison du philosophe, ont participé à une gigantesque entreprise de soutien. Quelques chapitres sont consacrés à cette mission dans ce roman déjà prenant. Ce roman qui trouve toujours de quoi intriguer et émoustiller. Une envie de découvrir ou redécouvrir les œuvres qui accompagnent les personnages naît pendant cette lecture instructive, pleine de surprises et écrite avec beaucoup d’élégance.

Présentation de l’éditeur :
À dix-sept ans, Marie Corneille quitte Paris pour le château du grand Voltaire. Le philosophe a décidé de l’adopter, elle, une jeune fille sans le sou et sans éducation. Voltaire écrit, donne des bals et des représentations théâtrales. Il veut faire de Marie une demoiselle digne de sa cour : cultivée, spirituelle, gracieuse. Mais la nouvelle élève n’aime pas les tragédies et ne montre pas plus de disposition pour l’écriture que pour la danse. À moins qu’un beau gentilhomme l’invite.

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Houni, bâtisseur de pyramides
Sous le règne de Khoufou, aussi appelé Kheops, Houni, un jeune fermier, est appelé pour aller servir Pharaon et participer à l’édification de sa demeure d’éternité, la plus grande pyramide d’Egypte. La construction prendra des années. Houni découvrira une pierre de soleil qui trônera tout en haut de l’édifice avec son nom gravé dessus. Il se fera des amis, apprendra à dessiner et permettra aussi d’arrêter un assassin. Houni, bâtisseur de pyramide entraîne le lecteur au cœur du quotidien du peuple égyptien. Les dieux et déesses, les rites, les habitudes sont mis en avant très naturellement et transportent dans une autre époque. Et c’est un impressionnant voyage que de se retrouver sur le plateau de Gizeh, en plein soleil, dans la poussière pour pouvoir voir comment s’est construit une des sept merveilles du monde. Voilà une aventure qui donne terriblement envie de remonter le temps !

Présentation de l’éditeur :
Houni est un jeune paysan égyptien. Comme des milliers d’autres, il est requis pour participer à l’édification de la « demeure d’éternité  » du pharaon Khoufou. Mais ce dernier exige plus grand, plus beau, plus haut que tous ses prédécesseurs. Le chantier va durer trente années, entraînant Houni et tout le peuple égyptien dans la prodigieuse aventure de la première pyramide.

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Une gifrage pour le roi
Zarafa était une girafe. Elle a été offerte à Charles X par le pacha d’Égypte. Son histoire est racontée dans Une girafe pour le roi, de Gabriel Dardaud, présenté et annoté par Olivier Lebleu. Tout commence par la passion pour l’Égypte qui habite Gabriel Dardaud et son initiative de refaire vivre cet animal au milieu des années 80. L’endroit d’où vient la girafe, son long périple jusqu’à Paris, les compromis faits pour elle, les études, le jardin des plantes… tout y est conté avec le goût de l’enthousiasme qui frétillait à l’époque mais aussi avec le contexte historique difficile qui aurait motivé sa venue.

Épris d’un texte précis et complété par des « mémos » qui l’informent sur le symbole qu’était cette girafe, sur ses taches, sur sa circulation sanguine mais aussi sur la coopération franco-égyptienne, le lecteur fait également l’agréable rencontre du naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire et d’Atir, l’homme qui s’occupa de Zarafa pendant quinze années. Ce beau livre évoque également la girafomania qui naquit alors dans le pays et la réaction des philosophes qui, eux, l’avait qualifiée « inutile » en tout point. Peu importe ce qu’il faut penser de l’animal en lui même, c’est sur son destin, au delà de l’émerveillement suscité, que les passionnés qui l’évoquent ici demandent de réfléchir. Là réside la beauté de cet ouvrage, dans la mise en valeur des différents visages de ce chapitre du dix-neuvième siècle.

Présentation de l’éditeur :
Fouillant dans les archives de la bibliothèque nationale du Caire, Gabriel Dardaud a retrouvé épisode par épisode l’extraordinaire aventure de la première girafe arrivée en France en 1826. Cadeau du pacha d’Égypte au roi Charles X, la girafe débarqua à Marseille, pour être acheminée – accompagnée par l’éminent naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire et deux cornacs égyptiens – jusqu’à la ménagerie du roi, au Jardin des Plantes. S’ensuit le récit d’un périple où chacun s’affaire pour le bien-être de l’animal, livre son sentiment sur la nourriture à lui offrir et redouble d’ingéniosité pour être au plus près de l’évènement. De fait, l’arrivée de l’insolite girafe baptisée Zarafa, entraîna une véritable girafomania dans tout le pays.

Featherduster

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