Romans français

Croire au merveilleux

Cela fait deux ans que Paz est morte mais César ne s’en remet pas. Même son fils de 6 ans ne réussit pas à lui redonner goût à la vie. D’ailleurs, le journaliste a décidé de mourir. Il en est à sa quatrième gélule d’un médicament myorelaxant quand sa voisine d’en face sonne à la porte. Elle est bien plus jeune que la précédente, apparemment décédée, elle a oublié ses clés. Nana, c’est ainsi qu’elle se nomme, observe la bibliothèque, emprunte une édition bilingue de La Théogonie d’Hésiode et s’en va. César, dont le programme pour les heures à venir vient d’être perturbé, est certain d’avoir déjà vu cette personne. Mais où ? Il n’empêche qu’elle lui a évité de faire une très grosse erreur. Il est temps pour lui de devenir un père, de partager et de transmettre.

Croire au merveilleux peut être considéré comme une suite à Plonger mais se lit tout à fait indépendamment de cette première intrigue mettant en scène Paz et César, amoureux de l’art, de la culture et d’une époque malheureusement révolue. Ici, Christophe Ono-dit-Biot explore donc le deuil, la reconstruction et les relations parent enfant. Il lie ces thèmes à une auscultation du monde actuel. Celui qui va vite, qui surconsomme, les produits comme les informations, qui semble parfois fictif et qui, surtout, oublie ses références, ses inspirations. Cela, pour envoyer un beau message à l’individu et à la société en général. Il ne faut pas en dire beaucoup plus sur son roman, constellé d’extraits de textes anciens forts, fidèles, importants, qui doit rester mystérieux avant la lecture. Sa forme est particulière. Sa fin est bouleversante. Il faut être surpris et chamboulé par cet texte érudit qui fait aussi voyager le lecteur de Paris jusqu’au Japon, en passant par la Grèce et l’Espagne.

Présentation de l’éditeur :
« Je veux bien avoir été distrait ces temps-ci, mais je sais que si j’avais croisé cette fille-là dans l’ascenseur ou le hall d’entrée, je m’en serais souvenu. Et puisque je me souviens d’elle, c’est que je l’ai vue ailleurs. » César a décidé de mourir. Mais une jeune femme sonne à sa porte et contrarie ses plans. Étudiante en architecture, grecque, elle se prétend sa voisine, alors qu’il ne l’a jamais vue. En est-il si sûr ? Pourquoi se montre-t-elle si prévenante envers lui, quadragénaire en deuil de Paz, la femme aimée, persuadé qu’il n’arrivera pas à rendre heureux l’enfant qu’ils ont eu ensemble, et qui lui ressemble tant ? Pourquoi est-elle si intéressée par sa bibliothèque d’auteurs antiques ? D’un Paris meurtri aux rivages solaires de l’Italie en passant par quelques îles proches et lointaines, Croire au merveilleux, en dialogue intime avec Plonger, est l’histoire d’un homme sauvé par son enfance et le pouvoir des mythes. Un homme qui va comprendre qu’il est peut-être temps, enfin, de devenir un père et de transmettre ce qu’il a de plus cher.

***

Plonger
Présentation de l’éditeur :
Ils l’ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d’un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau. Une provocation. Une invocation. À écrire ce livre, pour toi, mon fils. » Un homme enquête sur la femme qu’il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon. Quand le roman s’ouvre, on l’appelle pour lui dire qu’on l’a retrouvée morte, sur une plage, près des vagues, vraisemblablement noyée, dans un pays lointain au paysage minéral qui pourrait être l’Arabie. Elle était artiste, elle s’appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe. Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour – leur rencontre, les débuts puis l’ascension de Paz dans le monde de l’art, la naissance de l’enfant – et essaie d’élucider les raisons qui ont précipité sa fin.

Lectures de juillet 2017

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4 réflexions au sujet de « Croire au merveilleux »

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