C'est lundi, je dépoussière...

C’est lundi, je dépoussière…

C'est Lundi, je dépoussière..

Chaque lundi, Entre Les Pages vous propose d’anciens articles dont le texte et la mise en page ont été rafraîchis. Qu’il y ait 2, 3, ou 4 articles, le but est de vous faire découvrir ou redécouvrir des livres très différents. J’espère que cela vous plaira ! Vous pouvez lire et commenter les avis ici, ils se trouvent à la suite les uns des autres, ou cliquer sur les couvertures ci-dessous pour accéder aux chroniques en elles-mêmes. Belle lecture à tous ! Au programme aujourd’hui :

UNE ÉDITION SPÉCIALE CONTES

  

Boucle d’or et les trois ours
Boucle d’Or, une petite fille qui tient son surnom de sa belle chevelure, désobéit à sa mère et s’aventure dans la forêt. Là, elle découvre une maison dont les habitants sont partis en balade. Ces derniers ont laissé leur soupe refroidir et Boucle d’Or ne va en aucun cas être gênée d’y goûter, ni de s’asseoir sur leur chaise, ou encore de dormir dans leur lit. Quand les occupants rentrent chez eux, ils découvrent l’enfant endormie et l’effraient. Car en effet, la famille qui habite ici est une famille d’ours. Apeurée, la fillette s’enfuit en courant et a tout juste le temps d’entendre le plus petit ours lui crier quel chemin prendre pour rentrer chez elle.

Conte anonyme ? Conte des frères Grimm comme l’annonce les éditions Lito ? Boucle d’Or et les trois ours ou Les trois ours est un grand classique des contes racontés aux enfants et a connu maintes adaptations et fins. Il raconte, dans sa brève aventure, combien il est important de respecter l’intimité d’autrui. Sans doute aussi les dangers auxquels il faut s’exposer en agissant ainsi. Peut être que les ours, ici, auraient pu en vouloir à Boucle d’Or et la poursuivre. Mayalen Goust a illustré cette célèbre histoire et a donné un air à la fois paisible et coquin à son héroïne. Aussi jolie que peut être cette dernière, son regard malin est, comme elle, assez irritant. L’illustratrice a donc offert à Boucle d’Or deux costumes qui se superposent. D’un côté Boucle d’Or est complètement innocente, de l’autre, elle a une aura plus sombre qui la pousse à aller à l’encontre de la morale, comme chaque enfant curieux. Les gentils ours, eux, s’animent grâce à des courbes et des couleurs bien douces et un peu de magie s’échappe de leur bol. Voilà une superbe édition pour revisiter encore une fois une histoire incontournable.

Présentation de l’éditeur :
«Il était une fois… une petite fille dont les cheveux étaient si blonds qu’on l’appelait « Boucle d’Or ». Sa maman lui avait toujours interdit d’aller se promener seule dans les bois, mais il arriva un jour où Boucle d’Or ne put résister à la tentation…

***

Blanche-Neige
La beauté de Blanche-Neige rend jalouse sa belle-mère, la terrible reine prête à tout pour être toujours la plus belle femme du royaume. Car Blanche-Neige est comme sa maman l’avait rêvée au plus profond d’elle même. Elle a les cheveux noirs comme l’ébène, les joues rouges comme le sang et la peau blanche comme la plus pure des neiges. C’est avec ces trois couleurs que Mayalen Goust a fait revivre la princesse des frères Grimm, avec son talent féérique qu’elle raconte encore une fois ce conte moral et initiatique féminin. On retrouve en effet dans ces traits fins, légers mais si forts, la naïveté de Blanche-Neige face aux tentations des plus viles. La perte de son innocence d’enfant se réveille doucement pour faire naître sa beauté unique à laquelle une mère doit laisser sa place. Ce conte qui prône également la patience et qui condamne la suffisance, arbore ici un costume de rêve, enchanteur et grand de sens.

Présentation de l’éditeur :
Il était une fois une reine qui cousait devant sa fenêtre. C’était l’hiver. Lorsqu’elle se piqua le doigt avec son aiguille, trois gouttes de sang tombèrent sur la neige. Oh ! soupira-t-elle alors. Comme j’aimerais avoir un enfant à la peau aussi blanche que la neige, aux joues aussi rouges que le sang et aux cheveux aussi noirs que l’ébène de cette fenêtre ! Quelques mois plus tard, la reine mit au monde une petite fille à la beauté fidèle à ses désirs, qu’elle décida d’appeler
Blanche-Neige.

***

La belle au bois dormant
Parce qu’elle n’a pas été invitée à la cérémonie en l’honneur de la princesse, une fée n’offre pas un don à cette dernière comme le font ses semblables mais la maudit plutôt : « Dans sa quinzième année, la princesse se blessera à un fuseau et tombera raide morte ». Sauvée par le dernier don que la douzième fée présente n’avait encore prononcé, la princesse et tout le royaume ne feront que dormir pendant cent ans en attendant qu’un prince assez vaillant pour affronter les dangers qui entourent le château viennent la réveiller par un baiser d’amour.

La belle au bois dormant est un célèbre conte populaire qui a connu de nombreuses adaptations au film du temps. Les éditions Langlaude proposent de redécouvrir la version des frères Grimm dans la collection Cadet Rouselle. Elle est illustrée par Herbert Leupin, un affichiste suisse à l’origine de la couleur lilas de la vache Milka. Le travail du graphiste se composent principalement de formes géométriques et d’exquises associations de couleurs vives. Chaque page de cet ouvrage regorge de détails et donc de vie. Il s’agit d’un monde merveilleux où beaucoup de ce qu’il y a à découvrir rappelle l’enfance et ses songes vifs en tons et en sensations. Des rêveries qu’il est doux de retrouver et qui gagne aussi en pouvoir ici puisque le sang qui coule de cette jeune fille évoque son passage à l’âge adulte, sa perte d’innocence et sa future vie de femme qui commencera dès que celui qui en est digne aura le droit de traverser la forêt de ronces, symboles de l’être vierge. Cette nouvelle vie, la « malédiction » est également là pour l’annoncer comme inévitable quoique les parents fassent pour protéger leurs enfants.

Présentation de l’éditeur :
Bien sûr, le prince charment réveillera la Belle ; mais connais-tu les embûches qu’il rencontra au bois dormant avant de lui donner un baiser ? C’est ce que tu vas apprendre en lisant La belle au bois dormant.

***

La petite fille aux allumettes
Le soir du nouvel an, dans le froid et la neige, une petite fille à qui l’on a refusé d’acheter la moindre allumette décide d’en craquer une pour se réchauffer. Là, pour un court instant elle aperçoit quelques merveilles des fêtes de fin d’année, des décors flamboyants de richesses. Rapidement, tout s’efface, elle craque alors une autre allumette, puis une autre, puis une autre jusqu’à voir apparaître sa grand-mère et lui demander de l’emmener avec elle… là haut…

La petite fille aux allumettes est un conte qui dépeint sèchement le dix neuvième siècle. Même en étant bref, il prend le temps de mettre en avant le monde aisé et le monde de l’indigence. Cette petite fille blonde, symbole de la pureté, de l’innocence meurt à la frontière entre les deux, sous les yeux du lecteur. Ce dernier ne se console que parce qu’il s’agit là de quelque chose de très agréable, d’apaisant. L’enfant se réfugie en effet dans les bras protecteurs de sa grand-mère plutôt que d’être battue par son père. Et elle aura aussi rappelé que la vie, représentée ici par les allumettes, est aussi merveilleuse, magique, que fragile et donc éphémère. Cette histoire, aussi belle que douloureuse, est illustrée ici par Mayalen Goust. Elle a su y faire renaître toute la vulnérabilité de l’existence qu’une petite fille, presque envolée par le vent et dont c’est le dernier soir sur terre, porte dans le creux de ses mains. Légèreté, douceur, terreur et immatérialité se rencontrent avec majesté.

Présentation de l’éditeur :
D’après Andersen. Illustré par Mayalen Goust.

Featherduster

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