C'est lundi, je dépoussière...

C’est lundi, je dépoussière…

Chaque lundi, Entre Les Pages vous propose d’anciens articles dont le texte et la mise en page ont été rafraîchis. Qu’il y ait 2, 3, ou 4 articles, le but est de vous faire découvrir ou redécouvrir des livres très différents. J’espère que cela vous plaira ! Vous pouvez lire et commenter les avis ici, ils se trouvent à la suite les uns des autres, ou cliquer sur les couvertures ci-dessous pour accéder aux chroniques en elles-mêmes. Belle lecture à tous ! Au programme aujourd’hui :

 

Rose, Tome 1 : Rose et la maison du magicien
L’histoire de Rose commence à l’orphelinat alors qu’elle invente des souvenirs pour sa triste amie, Maisie, et que des images qui s’animent se forment sur le rebord de la baignoire. Rose est une magicienne! Peu de temps après, quelqu’un vient la chercher pour la mettre au service de Mr Fountain, un grand magicien. Elle quitte alors l’endroit qui l’a hébergée et ses amies pour faire la rencontre de Bella, Bill, Freddy et surtout de Gus, le chat avec qui elle peut parler ! Sans qu’elle le veuille ses pouvoirs se manifestent. Bien qu’elle les rejette tout d’abord, de mystérieux enlèvements d’enfants la poussent à les utiliser pour les besoins de son enquête, pour faire le bien. C’est un nouveau monde qui s’offre à elle.

Rose est une saga de l’auteur Holly Webb. Doux, piquant et frais comme le nom de son héroïne, Rose et la maison du magicien est le premier livre des quatre qui composent la série, l’introduction à un univers à plusieurs facettes qui joue constamment entre la dure réalité de la condition des orphelins et des domestiques et le rêve de pouvoir échapper à tout cela grâce à la magie, à un don normalement réservé aux personnes bien nées. Ainsi est amenée la question des origines de Rose. Car la seule chose qu’elle peut affirmer, c’est qu’elle a été déposée devant un orphelinat dans une caisse à poisson. Des thèmes importants (identité, abandon, pauvreté, vie des serviteurs…) bercent donc les aventures de Rose. Mais ces ingrédients noirs et victoriens côtoient tout ce qui est propice au rêve : parler aux animaux, visualiser des personnes disparues, fabriquer de l’or. Cette touche de surnaturel, qui prend doucement sa place dans le récit, donne un genre en plus à celui-ci qui avait déjà tout d’un polar dans les rues sales de Londres. Un joli mélange qui est mis en valeur par un style franc et fluide dans lequel une petite fille, qui n’est pas sans rappeler « La petite princesse » de Frances H. Burnett, touche et séduit avec force.

Présentation de l’éditeur :
Rose a 10 ans et quitte l’orphelinat dans lequel elle a grandi pour devenir bonne à tout faire chez un célèbre magicien, Mr Fountain. Très vite, elle découvre qu’elle aussi a des pouvoirs magiques. Au début, elle ne sait pas comment bien les utiliser. Un jour, elle apprend que Miss Sparrow, la fiancée de son maître, enlève les enfants de l’orphelinat pour se nourrir de leur sang dans l’espoir de devenir immortelle. Avec l’aide de ses nouveaux amis, et en invoquant des démons de toutes sortes, Rose se débarrasse de la vilaine fiancée et décide de devenir apprentie-sorcière.

***

Le prince des nuages, Livre I
Tristam habite à Blueberry, un village construit sur un nuage pour échapper au Tyran et pour protéger Myrtille, la fille du roi des Nuages du Nord. Cependant, cet être diabolique aux desseins bien noirs pour la planète Terre, retrouve cette cité et ses habitants. Il compte bien mettre ces derniers à son service et se débarrasser de l’héritière du trône ! Tristam et son ami Tom réussissent à s’enfuir. Eux et quelques alliés de la Cité Blanche sont les seuls à pouvoir faire quelque chose…

Comment apprendre les merveilles du climat mais aussi pourquoi et comment l’homme est de plus en plus souvent témoin de catastrophe naturelles ? Comment retomber amoureux de la planète, du soleil, des étoiles, du ciel, de l’air respiré chaque jour sans entendre un discours écolo-barbant ? Eh bien, pour tout cela, il suffit de lire Le prince des nuages ! Il s’agit d’un récit d’aventure comme le lecteur les aime avec des surprises, de l’action, une part de mystère et aussi de la bravoure de la part de personnages tendres et attachants. Mais il est aussi question d’arrêts sur image pour transmettre l’essentiel à savoir sur l’oxygène, l’atmosphère, les nuages ou encore les cyclones et pour surtout mieux les comprendre. Ces stops s’intègrent parfaitement dans la lecture – ils permettent en même temps de maintenir le suspense -, rendent encore plus curieux et sensibilisent réellement au fonctionnement des éléments et aux précautions à prendre envers l’environnement. Voici le cours rêvé ! Christophe Galfard a compris comment communiquer avec la génération qui, aujourd’hui, a besoin de penser à demain. L’ancien élève de Stephen Hawking présente ici un ouvrage jeunesse aussi étonnant qu’agréable à découvrir autant par sa forme que par ses leçons, ses révélations et son suspens.

Présentation de l’éditeur :
Tristam Drake est né sur un nuage,  quelque part au-dessus de l’océan, à 2 000 mètres d’altitude. Son village créé loin de tout pour cacher Myrtille, la fille du roi des Nuages du Nord qu’un tyran cruel a détrôné.  Le jour où l’armée du despote retrouve leur nuage et arrête ses habitants, seuls Tristam et son ami Tom réussissent à s’échapper. À la recherche de Myrtille, ils vont découvrir le sinistre dessein du Tyran : transformer le climat de la planète  et l’utiliser comme une arme de guerre. Pour l’en empêcher, ils devront parcourir le ciel et comprendre ce que sont les éclairs et les nuages, ce qui se cache la nuit dans le noir entre les étoiles, pourquoi le ciel est bleu le jour et rouge le soir…

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The Gold Bug
The Gold Bug (Le Scarabée d’or) est une nouvelle qu’Edgar Allan Poe a publié en 1843 considérant l’intérêt alors porté à la cryptographie. Le narrateur de ce récit est anonyme. Il raconte l’aventure que William Legrand et son accompagnateur, Jupiter, lui ont fait vivre : celle de se mettre à la recherche d’un trésor. Le premier indice est un scarabée d’or trouvé par Legrand, un élément qui va offrir au texte son visage fantastique qui occupera toute la première partie de l’histoire. La deuxième, quant à elle, donne des explications sur tout ce qui s’est passé, sur tout ce que les personnages ont décidé de faire et pourquoi, et lève le mystère sur les agissements, quelque peu étranges et inquiétants, du collectionneur spécimens entomologiques.

Edgar Allan Poe aime déstabiliser et jouer avec ses lecteurs. C’est pourquoi ils doivent vivre les péripéties comme le narrateur, partager ses craintes et ses troubles et surtout accepter de ne pas tout comprendre. Mais il faut protéger cet ami qui est certain de voir son destin à nouveau sur le point de basculer et se laisser emporter dans son jeu qui, même une fois qu’il en révèle les coulisses, reste une expérience bien riche.

Présentation de l’éditeur :
William Legrand aurait-il perdu la raison ? Depuis qu’il a découvert un étrange scarabée près d’une épave échouée sur une plage de l’île, il ne cesse d’aller et venir en marmonnant, d’aligner des colonnes de chiffres, quand il ne disparaît pas des jours entiers. Est-il bien raisonnable de le suivre en pleine nuit, comme il l’a demandé, pour aller déterrer un trésor qui ne peut exister que dans sa fiévreuse imagination ?

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Ma nouvelle vie
Ma nouvelle vie est le premier roman jeunesse d’Isabelle Lortholary (Heureuse ou presque). Il commence quand la maman de Violette lui annonce qu’elles doivent déménager, quitter Paris pour le sud de la France et en plus pour la campagne. Cela veut dire changer de ville, d’école et laisser ses amis. Cet ouvrage montre comment cette enfant s’adapte à tout cela. Pour évoquer sa peine, son angoisse mais aussi ses nouveaux bonheurs et ses secrets, Violette décide de commencer un journal intime. Voilà sa façon à elle de vivre ce « devoir » familial et sa plus belle carte pour séduire et rassurer ses lecteurs.

C’est pour cela que l’ouvrage découpé en deux parties. Alors que Violette est installée et s’est fait offrir un beau cahier rouge, c’est son journal qui est dévoilé, ses pages remplies de mots forts et honnêtes, ses pages dans lesquelles de justes réflexions de l’enfance touchent et amusent. Il n’y a pas que la maison qui est nouvelle car c’est tout un univers que l’attachante Violette vient de s’ouvrir pour elle-même, un monde rassurant, chaud qui la fait braver les épreuves du quotidien et rêver à des milliers de choses. Une lecture lumineuse.

Présentation de l’éditeur :
Cher journal, je me sens triste et j’ai peur de demain: la nouvelle maîtresse, la nouvelle classe, et surtout tous ces autres élèves que je ne connais pas. Pas facile de quitter Paris, ses amis, sa maîtresse, pour aller habiter dans un petit village, seule avec maman. Heureusement, Violette se trouve un confident parfait : un cahier rouge, dans lequel elle livre ses pensées.

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Sacré Hugo !
Puisque pendant les vacances Nathan a convaincu la petite Juliette de lire, il ne désespère pas de donner la même terrible envie à toute sa classe à la rentrée. Pour cela, il leur propose un exercice qui ne sera pas noté : une fiche de lecture sur leur livre préféré. La meilleure présentation sera récompensée par la venue de l’auteur à l’école. Mais c’est Honoré qui remporte tous les suffrages avec Les Misérables. Nathan est anéanti de ne pouvoir tenir sa promesse…

Tout d’abord publié sous le titre Sacré Victor ! en 2005, le roman de Yaël Hassan a été réécrit et de nouveau édité sous le titre Sacré Hugo ! en 2012. Des thèmes forts comme celui de la promesse, de la transmission au fil des générations ou du dévouement se partagent l’affiche de cet hommage aux grands hommes – qu’ils soient écrivains ou non – et à la lecture. Les dialogues sont pertinents, font souvent sourire mais soulignent aussi un triste malentendu entre les élèves et les livres qui doit être corrigé et ceci pour les plus belles et les plus grandes des aventures.

« Moi, je croyais qu’un auteur, c’était forcément quelqu’un de mort. Mais elle était bien vivante, celle-là, et elle répondait à toutes nos questions. Alors, je veux bien que tu me lises ce livre là. »

Heureusement que Nathan, fin pédagogue et représentant de tous les amoureux de la lecture ici, a tout compris, du simple plaisir qui est à prendre, aux bons mots qu’il a trouvés pour convaincre les enfants de lire. Car c’est vrai, « la lecture, comme la vie, est une histoire de rencontres. Il suffit de rencontrer le bon livre, c’est tout… » Plein de bon sens et transpirant d’une envie contagieuse d’ouvrir un roman, cet ouvrage touchant et inspirant, convaincra, il faut l’espérer, les plus réticents et caressera encore une fois le cœur des éternels convaincus.

Présentation de l’éditeur :
Vous vouliez Victor Hugo, eh bien, vous l’aurez ! Il n’est plus mort alors ? Oh si, il est mort, et depuis 1885 même ! Mais Nathan a promis à ses élèves une rencontre avec leur écrivain préféré et une promesse, c’est une promesse… Victor Hugo ? Présent !

 

Featherduster

 

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