C'est lundi, je dépoussière...

C’est lundi, je dépoussière…

Chaque lundi, Entre Les Pages vous propose d’anciens articles dont le texte et la mise en page ont été rafraîchis. Qu’il y ait 2, 3, ou 4 articles, le but est de vous faire découvrir ou redécouvrir des livres très différents. J’espère que cela vous plaira ! Vous pouvez lire et commenter les avis ici, ils se trouvent à la suite les uns des autres, ou cliquer sur les couvertures ci-dessous pour accéder aux chroniques en elles-mêmes. Belle lecture à tous ! Au programme aujourd’hui :

The sign of four
The Sign of Four, en français Le signe des quatre, est la deuxième histoire dans laquelle apparaît Sherlock Holmes. Elle a été écrite en 1889 par Sir Arthur Conan Doyle et fait partie des quatre romans qu’il a dédié à son célèbre enquêteur. Le reste du canon Holmésien est composé uniquement de nouvelles. Dans ce récit, Sherlock Holmes et son ami John Watson doivent retrouver un trésor et innocenter un homme accusé à tort du meurtre de son frère. Cette aventure débute en Asie bien des années avant et elle mène Mary Morstan au 221b Baker Street, la jeune femme voulant éclaircir le mystère sur la mort de son père. C’est donc dans les circonstances d’une enquête complexe et périlleuse qu’elle fait la connaissance de celui qui deviendra son époux.

Ce n’est pas tous les jours que Holmes entame une poursuite sur la Tamise ! Heureusement d’ailleurs qu’une investigation vient perturber son ennui car quand le lecteur retrouve Sherlock, il se nourrit presque exclusivement… de cocaïne. Son pouvoir peut enfin être mis à l’épreuve. Sa déduction est comme d’habitude sans faille aucune. Et quand d’explications et de précisions tous ont besoin pour remettre les pièces du puzzle au bon endroit, c’est en Inde qu’ils sont embarqués, dans le décor du fort rouge d’Agra. L’homme d’un rajah est tué, ses assassins sont emprisonnés, un trésor est à la merci d’un être peu scrupuleux et tout s’enchaîne à travers une plume mordante et distinguée. Sherlock Holmes fait partie d’un autre monde, certes, mais d’un monde où il fait indéniablement bon séjourner dès que l’occasion se présente. Un classique à ne pas manquer pour savoir ce qu’est le vrai désir de vengeance.

Présentation de l’éditeur :
Trois Anglais héritent d’un trésor maudit. Et bientôt le malheur frappe ! L’un des héritiers meurt et le trésor disparaît. Sombre affaire, que Sherlock Holmes va tenter de résoudre. Mais que les indices sont maigres et les pistes embrouillées ! Une seule chose est sûre : une créature étrange est mêlée à tout cela, et cette créature est l’instrument d’une terrible vengeance…

***

Minuit-cinq
L’intrigue du roman de Malika Ferdjouhk intitulé Minuit-Cinq se déroule dans les rues de Prague. « Minuit-Cinq » est le prénom qu’un petit garçon, qui a oublié comme il s’appelle, s’est donné en lien avec un tatouage qu’il a sur son bras. Lui et sa sœur Bretelle sont à la recherche du collier de la princesse Danilova qu’ils comptent bien lui rendre en échange d’une belle récompense. Enfants de la rue, ils sont accompagnés de leur ami Emil qui, lui, dresse ses souris.

Doux, drôle mais aussi d’une certaine « violence », ce roman fut à l’origine publié dans le magazine Je Bouquine en 2001. Les enfants y enquêtent malgré les risques qu’ils encourent à travers un texte facile à lire, des mots et des gestes parfois surprenants mais très touchants. Le lecteur s’attache facilement aux personnages, d’autant plus que leur situation les fait briller, les présente dans toute leur beauté d’êtres humains comparés aux membres de l’aristocratie qui, eux, héritent au contraire d’un portrait peu valorisant. Le tout est une belle histoire porteuse d’espoir qui aborde des thèmes importants comme l’abandon, l’identité ou la mendicité, avec beaucoup de tact. Une vraie gourmandise.

Présentation de l’éditeur :
Minuit-cinq a dix ans, une idée toutes les sept minutes, et une petite soeur. Il ne se lave presque jamais, et son drôle de surnom lui vient d’un tatouage raté sur l’avant-bras, en forme de cadran. c’est la veille de noël et tout Prague ne bruit que d’une nouvelle extraordinaire : on a volé le collier de diamants, d’or et de rubis de la princesse Daniela Danilova ! La princesse promet une récompense faramineuse à qui le lui retrouvera. Une récompense… Minuit-cinq, Bretelle, sa soeur, et Emil, leur meilleur ami, le dompteur de poux sauvages et de souris françaises, en rêvent. Être au chaud dans de douces fourrures… Être au chaud tout court. Manger des mets de fête, pâtés chauds, volailles farcies, fruits confits… Manger tout court. pour l’instant, ils arpentent les rues de prague sous la neige, le ventre vide, quand soudain Bretelle aperçoit quelque chose de louche : un fiacre élégant traverse leur quartier mal famé, un monsieur à monocle en descend, il escalade un muret de pierres, sa main scintille de loin, comme si elle tenait un collier. Bretelle s’approche et se cache…

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Le royaume de Kensuké
Michael et ses parents ont décidé de faire le tour du monde en bateau. Mais un jour, le garçon n’échappe pas à une mer agitée et tombe par dessus bord avec son chien. Il atterrit alors sur une île où, tous les matins, quelqu’un laisse de l’eau et de la nourriture pour lui et Stella. Peu de temps après, il fait la rencontre de Kensuké, un homme qui vit ici depuis très longtemps, qui va lui confier son histoire et avec lequel il devient devenir ami. Dès le début de la lecture, Michael, le narrateur, annonce qu’il a finalement retrouvé sa famille puisqu’il est maintenant temps pour lui de conter ce qui s’est passé sur l’île. Il avait seulement promis à son ami que dix années s’écouleraient avant qu’il ne dévoile quoi que ce soit. Rien que cela, à l’ouverture de l’ouvrage qui promet d’être fort en aventure mais aussi en saisissement, prouve qu’il s’est tissé entre eux quelque chose d’incroyable que Michael libère enfin.

A travers son récit, alors mis en mots pour la première fois, il fait briller l’espoir, l’amitié et la loyauté comme jamais. Il revit cette épreuve aussi terrible que magnifique, la fait expérimenter grâce à des phrases, des révélations, des questions puissantes. C’est un tourbillon d’émotions que Michael Morpurgo fait surgir de son texte, un hymne au courage et à la tendresse qu’il érige avec beaucoup de couleurs, des esquisses de paradis. Il fait aussi onduler devant les yeux les ombres menaçantes qui s’abattent toujours sur les chemins mais qu’il faut absolument combattre car s’il y a quelque chose à ne pas faire, c’est cesser de croire.

Présentation de l’éditeur :
Alors qu’il fait le tour du monde à la voile avec ses parents, Michael tombe à la mer. Lorsqu’il reprend connaissance, il se retrouve avec sa chienne sur une île perdue au milieu du Pacifique ! Comment survivre sans nourriture et sans abri ? Mais l’île n’est pas déserte et un mystérieux inconnu semble veiller sur Michael. C’est le début d’une aventure que n’oubliera jamais le jeune garçon…

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L’étrange chanson de Svéti
Quand Évelyne Brisou-Pellen s’intéresse à la vie des Tsiganes, cela donne L’étrange chanson de Sveti, un roman tout en douceur et en mystère qui a pour personnage principal Svetlana dit Sveti, une petite fille dont la famille a été décimée par la peste. Seul le corps de son père n’a jamais été retrouvé. La seule chose que l’enfant possède qui pourrait les faire se retrouver si jamais il était vivant, c’est un air, une mélodie qu’elle chante chaque jour dans l’espoir que quelqu’un la reconnaisse. Car Sveti a été recueillie par une famille de saltimbanques qui est devenue la sienne et avec laquelle elle sillonne la France et donne des spectacles. Sur scène elle est accompagnée de Patzi, un ours câlin et plutôt talentueux.

C’est donc sur les routes, de village en village, d’accueils chaleureux en abords plus frileux que l’auteur entraîne ses lecteurs. Quelles étaient les habitudes de ceux qu’on appelle des « romanichels » ? Les risques qu’ils devaient prendre pour gagner leur vie à cette époque où des hommes étaient payés pour tuer les loups qui terrorisaient les campagnes ? Comment étaient leurs nuits dans la forêt ? C’est tout cela et bien plus qui est conté ici car il s’agit aussi de l’euphorie créée par leurs représentations, des histoires racontées auprès du feu et de la trempe des membres de cette troupe d’acrobates, de jongleurs. La pureté de leur union brave le sol terriblement froid, les eaux menaçantes. Le ciel semble souvent vide mais les cœurs sont forts, chantent ensemble, jamais ne s’abandonnent. Un peu de magie les aide parfois à garder l’espoir et cela n’en est que plus beau.

Présentation de l’éditeur :
Sveti a été recueillie par le comte de Montmirail et une troupe tsigane qui parcourt la France. Toute sa famille a été anéantie par la peste. On a jamais retrouvé son père. Serait-il vivant ? Sveti se raccroche à cet espoir…

Featherduster

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