C'est lundi, je dépoussière...

C’est lundi, je dépoussière…

Chaque lundi, Entre Les Pages vous propose d’anciens articles dont le texte et la mise en page ont été rafraîchis. Qu’il y ait 2, 3, ou 4 articles, le but est de vous faire découvrir ou redécouvrir des livres très différents. J’espère que cela vous plaira ! Vous pouvez lire et commenter les avis ici, ils se trouvent à la suite les uns des autres, ou cliquer sur les couvertures ci-dessous pour accéder aux chroniques en elles-mêmes. Belle lecture à tous ! Au programme aujourd’hui :

Les âmes croisées
Nawel Hélianthas est une jeune fille Perle, ce qui veut dire qu’elle est d’un bon niveau social, plus haut que celui des « Cendres ». Elle habite à AnkNor et il est bientôt temps pour elle et ses amis, Ergaïl et Philla, de choisir leur Robe c’est à dire une fonction, un rôle pour leur carrière, leur vie d’adulte. Mais, même si le destin des enfants semble tout tracé, un évènement va faire se remettre en question Nawel et elle ne se soustraira pas à la voie qui lui avait été désignée.

Les âmes croisées est un beau roman initiatique plein de poésie et de messages dans lequel l’héroïne doit assumer ses décisions et trouver son but dans l’existence. Mais pour cela, pour réaliser son destin, il lui faut s’opposer à ses proches. Pierre Bottero emmène ses lecteurs à la découverte du monde de Nawel au grand galop, cheveux au vent, les sens aiguisés et l’essence plus bouillonnante que jamais dans ce roman qui restera unique puisqu’il fut publié de manière posthume. Même s’il faut noter que les autres trilogies (Ellana, L’autre…) résonnent dans cet ouvrage par les êtres qui le peuplent et évidemment par la singularité d’une narration comme venue d’un autre temps, d’un autre univers. La grâce et la passion content ce récit où les mots, les personnages sont forts et fragiles à la fois. Ils sont aussi les briques d’un univers pour toujours envoûtant.

Présentation de l’éditeur :
« Nawel vit à Jurilan, le royaume des douze cités. Aspirante comme ses amis Philla et Ergaïl, elle va choisir la caste correspondant à ses aspirations profondes pour le reste de sa vie. Tout indique qu’elle entrera, selon le désir de ses parents, chez les prestigieuses Robes Mages… Quel voie arpentera-t-elle ?

***

Un cheval de rêve
Marie est une petite fille chanceuse car elle peut aller à l’école. Cependant, cela reste un sujet délicat à la maison car il faut aussi s’occuper des animaux, travailler la terre, faire prospérer la ferme et les temps sont parfois très durs. En secret, Marie rêve d’aller à l’école à cheval sur le dos de celui qu’elle appelle « Dragon noir », mais il appartient à un homme riche.

Quelques temps avant que n’éclate la première guerre mondiale, là où habitent Marie et ses parents, les enfants apprenaient à parler français à l’école mais échangeaient en breton avec leurs parents. On autorisait doucement l’éducation aux femmes, on avait des engelures au pieds, aux mains, on marchait avec des sabots. Il n’y avait de la viande dans les assiettes qu’une fois par semaine, peu voire pas de moyens pour demander l’aide d’un médecin en cas de besoin et pas de place dédiée aux leçons pour que ce travail soit fait correctement après les cours. Tout cela sans compter la méchanceté des enfants qui n’a pas ou peu changée depuis. Ce qu’il y a en tout cas, chez Marie, dans son histoire, dans ce qu’elle transmet, c’est l’espoir avec un grand E, le rêve qui porte toujours plus loin, qui fait avancer et, même s’il n’est parfois que pure, franche illusion, il reste plus fort que tout pour traverser les innombrables épreuves de la vie. Le courage, l’obéissance, l’acharnement, le sacrifice payent toujours, semblent agrandir encore plus l’horizon. Voilà tout ce qu’enseigne ce texte d’Evelyne Brisou-Pellen, cette auteur touchante, vibrante et par dessus tout sincère.

Présentation de l’éditeur :
Marie aime apprendre. Et c’est une grande chance pour cette fille de paysans bretons du début du siècle dernier de pouvoir aller à l’école. Même si elle est obligée pour s’y rendre de traverser la lande en pleine nuit, marcher seule dans la campagne, c’est inquiétant… Mais le plus dur à vivre, c’est la méchanceté d’Ambroise qui s’amuse à la terroriser. Ah ! Si Marie avait un cheval, tout serait plus facile…

***

La machine à mémoire
La machine à mémoire est un roman d’ Arthur Ténor qui a été réédité en 2012 aux éditions Volpilière sous le titre « La machine à noeuds de mots ». Le héros de cette histoire s’appelle Sébastien et son papa est inventeur. Chouette ! Sauf le jour où Sébastien décide d’essayer sa nouvelle invention qui n’est pas encore tout à fait terminée. En effet, le garçon n’a pas, comme prévu, une mémoire décuplée mais une élocution quelque peu déformée. Les premières lignes de sa récitation du Corbeau et du Renard deviennent par exemple : « Prêtre Corbeau, dans un arbre caché, guettait un blanc-bec sous l’orage ». L’expression « Le dîner est prêt », elle, se transforme en « Le trou de nez est prêt ! » Il n’est pas simple d’arrêter de parler mais il n’est pas non plus très aisé de s’exprimer ainsi. Heureusement que Julie et tante Martha sont là pour aider et soutenir Sébastien.

De surprise en surprise avec ces phrases tordues, drôles, sorties d’on ne sait où, de quel quartier de l’incroyable, infinie, imagination de l’auteur, cet ouvrage est vraiment « rigolo », frais, inattendu. Il est très facile de s’attacher à ces personnages qui vivent une aventure que, quelque part, en riant tant, le lecteur partage avec eux. Et peu importe l’âge du lecteur, il s’amusera forcément ! Qui résiste à : « – Tes parents attendaient de la visite […]
– Pas que je crache ! »
ou bien « Attends, je vais pétrir ! » au lieu de « Je vais te l’écrire ! » ? Une bonne humeur qui ne se refuse pas, un amour des mots à savourer !

Présentation de l’éditeur :
Le père de Sébastien est un inventeur de génie et sa dernière création fait rêver : une machine qui multiplie la mémoire par dix, vingt, ou mille ! Pour retenir leçons et récitations, le top ! Alors Sébastien ne résiste pas, et se branche sur la machine. Il n’y a qu’un petit souci : l’invention géniale a encore quelques problèmes de réglage…

***

Amies à vie
Brune rêve d’avoir une vraie amie, quelqu’un à qui elle confierait tout et quelqu’un pour qui elle serait prête à tout, comme un double ou une autre partie d’elle même qui serait aussi là pour elle, qui la comprendrait mieux que personne. Lorsqu’elle se lie d’amitié avec Sonia, une fille de sa classe, ni ses copines ni son professeur de maths ne voient cela d’un très bon œil. En effet, Sonia a des résultats médiocres, elle est souvent absente et peu sociable. Mais peu importe ce qu’ils pensent, Brune et Sonia sont liées et c’est toutes les deux, en vraies âmes sœurs qu’elles vont traverser des épreuves parfois insoutenables.

Amies à vie est un court mais fort roman de Pierre Bottero, une intense histoire d’amour et d’humanité qui met en avant la pénible maladie qu’est la leucémie. Brune, le personnage qui en partage l’ambiance et l’effet, saisissants, avec sa camarade, est aussi la narratrice de ce texte bâti avec uniquement des mots justes et posés. Ces derniers dénoncent d’ailleurs aussi certains comportements injustifiés de la société, font ouvrir les yeux. Mais plus qu’émouvant ou touchant, cet ouvrage est avant tout une fenêtre offerte, un regard qui s’imprime indéfiniment dans le cœur du lecteur.

Présentation de l’éditeur :
Brune a treize ans et partage tout son temps entre le collège et ses copines. Pourtant, il lui manque une véritable amie. Celle à qui l’on raconte ses joies et ses peines. Un jour, Sonia arrive en classe. Brune comprend tout de suite qu’elle sera cette amie dont elle rêve. Mais Sonia cache un lourd secret. Brune décide d’aider son amie… pour la vie !

Featherduster

Publicités

2 réflexions au sujet de « C’est lundi, je dépoussière… »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s