Trois filles en colère

En 1966, la « révolution » est proche. Des jeunes femmes comme Suzanne, Magda et Célomèna vont bientôt être sûres que leur vie d’adulte sera différente de celle de leurs parents, de celle leur mère surtout. Quand le lecteur prend leur histoire en route, Magda, qui vivait à Paris avec sa cousine Suzanne, retourne à Berlin avec son père. Cléomèna, elle, vit en Grèce sous une dictature. Son frère veut la marier pour de l’argent alors qu’elle rêve d’entrer à l’université. Ces jeunes femmes trouvent chacune leur façon de se rebeller contre un système étouffant, contre ce qu’on ne leur dit pas. Elles vivent leurs propres expériences, s’interrogent sur leurs actes, sur ce qu’elles veulent, ce qu’elles veulent être, s’affirment, se font reconnaître et respecter.

C’est à travers des lettres que Magda, Suzanne et Cléomèna se dévoilent. Trois filles en colère est en effet un roman épistolaire. Il contient également des photos, des cartes, des extraits d’un journal intime. C’est donc un roman historique très vivant. Riche d’informations qui n’effraient jamais. Il est divisé en « époques ». Il est ainsi facile de savoir à quelle période du soulèvement les échanges ont lieu. 68, la liberté des femmes, la contraception clairement évoquée avec le personnage d’Ilse, la mère de Suzanne, les traces laissées par la guerre, les secrets de famille et tant d’événements encore font de l’ouvrage d’Isabelle Pandazopoulos une œuvre entraînante et forte, très forte, qui réjouit autant qu’elle enseigne et qui donne évidemment envie de se lever, de bouger, de persister dans le combat.

Présentation de l’éditeur :
1966, un vent de révolte commence à souffler sur le monde. À Paris, Suzanne l’insoumise étouffe dans une famille bourgeoise qui n’attend que de la voir bien mariée. À Berlin-Ouest, la timide Magda espère éperdument retrouver sa famille qui vit de l’autre côté du mur, à l’Est. Au même moment, dans une Grèce écrasée par la dictature, la farouche Cléomèna tente de gagner sa vie en faisant la servante alors qu’elle rêve d’université et de lecture sans fin. Dans cette Europe meurtrie, elles ont un rêve commun : tracer leur chemin, découvrir l’amour et devenir des femmes libres.


2 réflexions sur “Trois filles en colère

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