Romans étrangers

Les délices de Tokyo

Sentaro est propriétaire d’un magasin dans lequel il vend des dorayakis, des gâteaux de tradition japonaise. Pour préparer ces pâtisseries, il a besoin de pâte de haricots. Celle qu’il utilise, il ne la fait pas lui-même car il ne sait pas la faire. Aurait-il même la patience de la faire ? Son commerce n’est pas très prospère. Il survit et c’est surtout grâce aux jeunes filles qui y passe après le lycée. Sentaro cherche tout de même quelqu’un à embaucher pour l’aider. Il ne pensait pas que l’un des candidats serait une femme de 76 ans, aux doigts déformés et qui parle aux haricots.

Incapable de chasser Tokue, qui semble pouvoir mettre qui elle veut dans sa poche, Sentaro l’engage. Il se trouve qu’elle prépare la meilleure pâte de haricots qu’il n’a jamais mangée. Elle lui transmet également au fil des jours un peu d’amour qu’il réussit à incorporer dans sa cuisine, car il n’est vraiment pas attentionné envers ses préparations. Très vite, du jour au lendemain, en réalité, la réputation et les ventes sont bien meilleures. Mais le mystère qui entoure Tokue pourrait bien réveiller les préjugés et, eux, tout gâcher. Voilà que Tokue disparaît alors.

Les délices de Tokyo est un roman de Durian Sukegawa. Il embarque le lecteur dans une aventure émouvante et gourmande. L’amitié y est belle, la culture assez triste mais très intéressante. L’auteur écrit simplement et joliment, avec beaucoup de poésie la plupart du temps. Les personnages sont touchants, ils ont beaucoup à transmettre. Chez Audible, c’est Christine Braconnier qui lit cet ouvrage qui donne faim. Elle incarne les âmes de tous à la perfection, les protagonistes se tiennent juste devant celui ou celle qui écoute. Ce lecteur qui ne l’est pas vraiment, qui adore qu’on lui raconte cette histoire parce qu’il peut ainsi mieux sentir les dorayakis, voir les cerisiers et pourquoi pas, s’il est concentré, entendre correctement les haricots. Il n’a pas les rênes de la lecture et c’est tant mieux tant la voix qu’il entend et qui l’habite pendant un peu plus de 5 heures offre à ce livre un corps qu’il n’aurait sûrement pas su lui donner.

Les délices de Tokyo a été adapté au cinéma :

Présentation de l’éditeur :
«  Écouter la voix des haricots  »  : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayakis, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

4 réflexions au sujet de « Les délices de Tokyo »

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