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Les jours de poudre jaune

De 1936 à 1939, une guerre civile – qui a beaucoup joué dans le déclenchement de la Seconde guerre mondiale – a déchiré l’Espagne et le pays s’est retrouvé coupé en deux. Militaires et civils se sont battus avec acharnement et en ont fait l’un des conflits les plus meurtriers. Celui-ci s’est terminé par la victoire du général Franco dont l’insurrection a déboulonné le gouvernement républicain.

Paquita habite alors à Amposta avec ses deux sœurs, sa mère et son père qui se bat avec une rage impressionnante contre Franco. Mais un jour, il n’est plus possible de lutter et si Antonio veut protéger sa famille, ils doivent partir. C’est la Retirada. Dans le froid, avec l’estomac vide, bloqué à la frontière française, séparés ou malades, les membres de la famille de Paquita avancent avec courage vers la liberté.

Envoyé dans un centre pour enfants pendant leur exode, puis recueillie dans une famille française dont elle a aimé le patriarche comme son propre père, Paquita a grandi bien trop vite. Elle a aussi rapidement pris la décision de ne jamais parlé de cette période de son existence. Elle était déjà âgée lorsqu’elle a « détricoté le cours de sa vie ».

Les jours de poudre jaune est un livre d’Isabelle Wlodarczyk publié aux éditions Babouche à oreille.
Les jours de poudre jaune sur le site de l’auteur.

Les jours de poudre jaune, c’est plus d’un an à enquêter, écouter les témoignages, à retrouver la trace de Paquita, plus de 90 ans aujourd’hui, dans les archives. Quel travail de documentation ! Puis de « tissage ». Famille, amis, voisins, tous ont permis à cet ouvrage d’exister. Le lecteur y retrouve l’écriture soignée d’Isabelle Wlodarczyk. Ses mots toujours précis, poétiques et poignants rendent ici accessible une période critique de l’Histoire du monde. Celle-ci est racontée par Paquita mais également par son père et sa petite sœur Augustine. Chacun est parfaitement identifiable grâce au découpage, à des citations et à la mise en page proposée. Le dernier chapitre est particulièrement émouvant – et fait la lumière sur le titre du roman. Il clôt un éclatant travail d’écrivain. Paquita fait désormais partie de tous ceux qui auront lu son histoire. Pour ne pas oublier, pour que la transmission ne s’oublie jamais.

Présentation de l’éditeur :
Le camion accélère. On roule, vite, vite, vite. Toujours plus vite. Mes idées sont confuses. J’essaie de me raccrocher aux images du passé. Elles défilent dans ma tête : une minuscule poupée de chiffons derrière laquelle Manolita tente de se cacher tout entière. Les yeux couleur d’été de mon père, brûlants de révolte. Les perles du chapelet de ma mère entremêlées autour d’un fil prêt à se rompre. Je m’époumone, mais personne ne m’entend. Une marée humaine déferle sur la ville. Les gens courent dans tous les sens. Des sirènes hurlent dans nos oreilles. Le ciel et la terre s’embrasent. Il tonne des tirs affolés…

2 réflexions au sujet de « Les jours de poudre jaune »

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