La couleur de l’eau

James McBride est écrivain, scénariste, journaliste et saxophoniste. Il est né à New York en 1957.  Il est l’auteur de Mets le feu et tire-toi, de Miracle à Santa Anna (adapté au cinéma par Spike Lee) ou encore L’oiseau du bon dieu (qui a remporté le “National Book Award for fiction” et été adapté pour la télévision par Ethan Hawke).

James McBride est le huitième enfant d’une fratrie de douze. La couleur de l’eau, publié pour la première fois en 1995, est une autobiographie. Une double autobiographie, même, puisqu’il laisse sa mère parler dans un chapitre sur deux. Quel hommage à sa mère et à toutes les mères que ce livre ! La mère de James était blanche, fille de rabbin orthodoxe que sa famille avait bannie parce qu’elle avait épousé un noir. Elle eut deux maris qu’elle aima profondément et qui firent d’elle une veuve, avait peu d’argent (les estomacs n’ont pas toujours été remplis) mais a emmené ses enfants dans toutes les expositions gratuites de New York, et les a toujours poussés à bien travailler à l’école. Ils sont quasiment tous allés à l’université, ont tous le diplôme ou la formation de leur choix. Les embûches furent nombreuses, mais c’était sans compter la ténacité de cette mère en mouvement perpétuel.

James a connu l’alcool et la drogue, mais s’en est sorti.
Il a découvert le saxophone, est parti sur les traces de ses origines. 

Identité, construction, famille, secrets de famille, double culture, racisme, condition sociale sont les grands thèmes de cette lecture passionnante, profondément humaine et touchante, révoltante et irrésistible à la fois. Un hommage vibrant qu’il est impossible d’oublier tant le texte est édifiant, tant il pousse vers l’avant comme la famille McBride n’a cessé de se pousser elle-même, tant elle fait entrer la lumière. 

Le titre original de La couleur de l’eau a un jour été :
The Color of Water: A Black Man’s Tribute to His White Mother. 

Présentation de l’éditeur :
“Enfant, je n’ai jamais su d’où venait ma mère.” Arrivé à l’âge adulte, James McBride interroge celle qui l’a élevé et dont la peau est tellement plus claire que la sienne. Il découvre l’histoire cachée de Ruth, fille d’un rabbin polonais qui a bravé tous les interdits pour épouser un Noir protestant en 1942. Reniée par sa famille, elle élève James et ses onze frères et sœurs dans la précarité, le chaos et la joie. Pour elle, peu importe la couleur de peau. Seul compte l’avenir de ses enfants. Ils feront des études, et ainsi choisiront leur vie. Tressant leurs souvenirs, James McBride raconte, plein d’amour et de fierté, une femme forte et secrète, lucide et naïve, imperméable aux préjugés : sa mère.


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