Le droit de tuer

Mississippi, années 80. La petite Tonya, 10 ans, est violée et laissée pour morte par deux jeunes hommes. À Clanton, tout le monde se connaît et tout le monde sait qui sont les coupables. Ils sont blancs, Tonya est noire. Carl Lee, son père, décide alors de se faire justice lui-même et abat ceux qui ont mutilé sa fille à  vie. Il choisit Jake. Brigance pour avocat. Celui-ci est blanc, encore jeune, à déjà défendu des noirs et sa carrière à besoin de décoller. Jake est lui aussi père d’une petite fille. Beaucoup ne cachent pas leur admiration envers Carl Lee, mais cela ne suffit pas. Un procès doit avoir lieu et son sort est entre les mains des jurés. S’il est déclaré coupable, Carl Lee sera envoyé à la chambre à gaz. En attendant que tout cela se termine, la tension monte et le Klan se reforme dans la ville.

Le droit de tuer (A Time to Kill), précédemment publié sous le titre Non coupable, est le premier roman de John Grisham et le premier de la trilogie Jack Brigance. Il est suivi de L’allée du Sycomore et de A Time for Mercy (2021). John Grisham a écrit de nombreux romans dont L’affaire Pélican, La firme, Le client, Le dernier juré, L’idéaliste ou encore Le Maître du jeu. Beaucoup ont eu droit à leur adaptation cinématographique. 

Le droit de tuer est un thriller juridique sur fond de vengeance et de racisme. Il ne s’agit pas ici de créer un suspens haletant, mais de retracer les étapes du procès de Carl Lee, de mettre en avant le système judiciaire américain et de générer une belle émotion. Le texte est précis, fluide et prenant. Les descriptions claquent, surprennent, passionnent. Le sujet est profondément bouleversant (à plusieurs reprises, le livre pousse d’ailleurs le lecteur à se demander ce que lui aurait fait), l’atmosphère est on ne peut plus tendue et la canicule est là. 

Captivant de bout en bout, souvent spectaculaire (il faut l’admettre,  et ce n ‘est en rien désagréable) et, oui, très émouvant, Le droit de tuer réussit tous ses paris. Il est difficile de lâcher l’ouvrage. Arrivé à la fin, le lecteur a également envie de savoir ce qu’il est advenu de Jake Brigance et de sa famille.

Présentation de l’éditeur :
À Clanton, dans le Mississippi, la petite Tonya Hailey est sauvagement violée et torturée. En plein tribunal, son père, Carl Lee, massacre les deux accusés au fusil-mitrailleur. Son sort semble tout tracé : la chambre à gaz. En effet, nous sommes dans le sud profond des États-Unis et Carl Lee est noir… Mais Jake, un jeune avocat blanc, aussi courageux qu’ambitieux, décide de le défendre. Le Ku Klux Klan fait front. Bientôt un souffle de haine embrase la petite ville de Clanton


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