Grand Maître

L’heure de la retraite est arrivée, Sunderson en a fini avec sa carrière d’inspecteur. Il ne laissera cependant pas tomber sa dernière enquête. Cette dernière concerne un gourou que ses disciples appellent Grand Maître. Le Grand Maître est un arnaqueur manipulateur qui pense que son sperm n’est là que pour honorer les jeunes filles prépubères. Sa secte ne se trouve qu’à quelques kilomètres seulement de chez Sunderson. Pour lui mettre la main dessus, le sexagénaire, qui n’aime plus grand chose sauf l’alcool, le sexe, la nourriture et la pêche, est aidé par sa voisine, Mona, seize ans. Contrairement à lui, elle maîtrise les outils informatiques. Tous les deux forment un duo plutôt improbable. 

Grand Maître a un sous-titre : Faux roman policier. En effet, l’enquête que mène Sunderson est un prétexte pour partir à la recherche de lui-même, pour se réconcilier avec son existence. Une quête identitaire n’a pas d’âge, Jim Harrison le prouve ici. Son enquête, c’est le monde et ses dérives, c’est trouver le chemin pour y vivre au mieux. L’auteur américain ne mâche aucun de ses mots, aucune idée pour décrire ses personnages et leurs actions, ils sont on ne peut plus réels, humains. Harrison dit dans ce texte tout ce qu’il pense de la société du vingt-et-unième siècle. Le lecteur le reconnaît dans de nombreux détails et se laisse emporter par sa plume brute mais si touchante, parfois crue mais tellement poétique, qui fait entendre les rivières et éclater de rire aussi.

Présentation de l’éditeur :
Sur le point de prendre sa retraite au terme d’une longue carrière dans la police du Michigan, l’inspecteur Sunderson enquête sur une secte hédoniste qui a pris ses quartiers à quelques kilomètres de chez lui. Simple hurluberlu inoffensif au premier abord, le gourou se fait appeler Grand Maître. Au fil de leurs recherches, Sunderson et son improbable acolyte de seize ans, Mona, découvrent un personnage bien plus sinistre qu’il n’y paraît. Lui-même poursuivi par ses propres démons, imbibé d’alcool et obsédé par les femmes, Sunderson traque sa proie des bois du Michigan jusqu’à une petite ville d’Arizona qui fourmille de criminels transfrontaliers, avant d’atterrir dans le Nebraska, où les adeptes du Grand Maître espèrent s’établir pour de bon. Un chef-d’œuvre tragi-comique, étincelant d’humour et de désespoir.


Une réflexion sur “Grand Maître

  1. Quelle belle chronique ! je ne sais pas par contre si ça pourrait me plaire, ça a l’air bien particulier et totalement différent de Nord-Michigan que j’ai lu et adoré de lui.
    Je te souhaite une belle semaine ensoleillée !

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