Blackwater (saga en 6 tomes)

Comment commence Blackwater ?

Perdido, petite ville de l’Alabama, est sous les eaux depuis quatre jours quand Oscar Caskey et son employé, Bray, tombent sur une femme dans une chambre du seul hôtel de la ville. Comment a-t-elle survécu tout ce temps ? D’où vient-elle et pourquoi se rendre à Perdido ? Elinor Dammert explique ne plus avoir de famille et être institutrice à la recherche d’un poste. Aussi mystérieuse que sympathique pour certains, aussi dérangeante que manipulatrice pour d’autres (en particulier pour Mary-Love, la mère d’Oscar), Elinor aide au nettoyage et à la restauration des maisons, enseigne à ses “petits indiens”, comme elle les appelle, et trouve sa place à Perdido. Oscar en est tombé amoureux. Au grand désespoir de sa mère, Elinor accepte sa demande en mariage. Les Caskey forment une riche famille de propriétaires. Que peut bien leur vouloir Elinor Dammert, pourquoi s’immiscer ainsi ?

Quelques informations sur la série :

Blackwater est une saga en six tomes de Michael McDowell. Aux Etats-Unis, les romans furent publiés en tant que “paperback originals”. Elle est publiée pour la première fois en langue française en 2022, à raison d’un tome tous les quinze jours entre avril et juin, aux éditions Monsieur Toussaint Louverture. Le format poche d’origine a été conservé. Michael McDowell est le scénariste de Beetlejuice. Il souhaitait écrire une suite au film culte mais est décédé en 1999. Un roman inachevé, Candles Burning, a été terminé par Tabitha King.

Comment se poursuit Blackwater ?

La saga Blackwater commence en 1919 et se termine en 1970. Au fil du temps, la ville s’agrandit, elle accueille des personnages qui passent par là, d’autres qui restent. Des couples se forment, des mariages sont célébrés, des crimes sont punis, des enfants naissent. Les secrets de famille traversent les générations et pèsent jusque sur les enfants des enfants tandis qu’ils se font leur propre place à Perdido ou ailleurs. La famille Caskey est de plus en plus unie avec les années. À sa tête, une femme, des femmes, toujours des femmes. Ce sont elles qui mènent la danse de bout en bout. Les hommes, eux, les soutiennent ou ne sont pas respectables. 

La maison de Mary Love, celle d’Elinor et Oscar, la scierie, la rivière, la digue sont des lieux auxquels le lecteur s’attache autant qu’aux personnages. Lire un tome de Blackwater, c’est rejoindre Perdido et ses habitants, sentir les odeurs, souffrir de la chaleur ou du froid avec les protagonistes, ressentir l’humidité, avoir l’impression que Queenie tombe dans nos bras à nous. C’est être à table avec cette famille unique et, incroyablement, vieillir de quelques décennies avec eux. Terminer cette saga, c’est ressentir un vide. 

***

Dans Blackwater, j’ai aimé :

  • Apprendre qui était l’auteur et qu’il faisait partie de mes références depuis toujours.
  • Les personnages : mystérieux, adorables, gonflés, détestables, jamais tout blancs ni tout noirs. 
  • La facilité, le naturel avec lesquels ils se font leur place dans l’histoire. 
  • La même facilité avec laquelle on oublie l’aspect fantastique et horrifique de Blackwater. Il est tissé de manière si naturelle, organique.
  • L’aspect fantastique en question. Sa présence fait réfléchir. Il divertit mais a aussi été pour moi le symbole de la liberté et du choix auxquels ont droit les femmes. 
  • Toutes ces femmes fortes, qui entreprennent, qui gagnent leur propre argent, qui deviennent très riches, que les autres écoutent, qui ont de l’autorité, qui inspirent la confiance.
  • Le respect qu’ont les hommes pour les femmes dans ces livres.
  • Les liens amoureux, d’amitié qui se créent.
  • L’ambiance. Qu’elle soit tendue, dérangeante, entraînante, choquante, emplie de suspens.
  • Les thèmes universels, importants ou graves qui sont traités. Il est tout de même question de violences domestiques, de viols, de vengeance. La place donnée à la maternité est elle aussi pertinente.
  • La fin qui rappelle le début, elle est le miroir. La boucle est bouclée. De plus, la fin est très belle, très émouvante.
  • Suivre une famille pendant des décennies.
  • L’Histoire des Etats-Unis en arrière-plan, de la Première Guerre mondiale à la marche de Selma, en passant par la crise boursière et la course au pétrole.
  • La fluidité d’un texte très riche et très bien traduit. 
  • La publication toutes les deux semaines. L’addiction était là !
  • Les magnifiques couvertures des éditions Monsieur Toussaint Louverture. Bravo pour tout ce que vous avez fait pour cette saga !

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