Extrêmement fort et incroyablement près

Oskar vit à New York avec sa mère. Depuis la disparition de son père dans les attentats du 11 septembre 2001, il est hanté par le fait de ne pas savoir à quoi ont ressemblé ses derniers instants et n’arrive pas à faire son deuil. Entre autres secrets… Enterrer un cercueil vide ne peut pas non plus le faire avancer, il doit savoir. Il doit bien y avoir une réponse quelque part. 

Thomas Shell lançait toujours son fils sur des jeux de piste, l’encourageait à explorer, à poser des questions, à apprendre et à déduire. Alors, quand Oskar trouve une petite enveloppe contenant une clé, il se met en quête pour savoir ce que cette dernière ouvre. Sur l’enveloppe, un seul mot : Black. Un nom. Oskar commence donc par faire la liste de toutes les New Yorkais ayant Black pour nom de famille. Sa quête dure à peu près 8 mois. C’est dire s’il fait beaucoup de rencontres. Il se fait même des amis qui se confient à lui et à qui il se confie en retour. 

En parallèle de ses aventures, l’histoire de ses grands parents. Eux aussi sont pleins de choses irrésolues depuis la guerre. En particulier Grand-père qui, comme Oskar, n’arrive pas à avancer. Au milieu de ces parcours de vie et autres aventures à la recherche de la vérité et de la liberté, des photos, des lettres et une narration à l’image des protagonistes. 

Avec Extrêmement fort et incroyablement près, Jonathan Safran Foer se demande comment il est possible de vivre lorsqu’il n’existe pas de réponse à toutes les questions que l’être humain se pose après une tragédie. Oskar a imaginé mille morts pour son père, laquelle est la bonne ? A-t-il même imaginé la bonne à un moment ? Il se fait du mal mais une réponse, une conviction le sauverait. Ce petit bonhomme intelligent, curieux et très touchant représente les États-Unis, bien sûr. Fragilisés, traumatisés, à l’innocence plus que violemment arrachée. Il est le héros de ce roman d’apprentissage prenant, fort et d’une émotion folle. Grâce à cet ouvrage, le lecteur comprend aussi que le monde est plein de quêtes, constamment, qu’il est important d’en entreprendre, parfois de les partager. Jonathan Safran Foer est aussi l’auteur de Tout est illuminé. Ces deux romans ont été adaptés au cinéma.

Présentation de l’éditeur :
Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Il a neuf ans. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu’elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York, à la rencontre d’inconnus qui lui révèleront l’histoire de sa famille. Après le choc de Tout est illuminé, cet étonnant objet littéraire et typographique explore à nouveau, mais sur un autre registre, les chemins d’une mémoire à jamais perdue. Quand tout a été oublié, il ne reste plus qu’à inventer.


2 réflexions sur “Extrêmement fort et incroyablement près

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