Divers·Romans étrangers

Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe

Lorsqu’une amie lui a demandé comment faire pour donner une éducation féministe à sa fille, Chimamanda Ngozi Adichie lui a répondu par une lettre composée de quinze suggestions. Quelques années plus tard, l’auteur d’Americanah a légèrement remanié son courrier pour en faire un petit livre. Sa version française est publiée aux éditions Gallimard et ce manifeste qui ne fait même pas 80 pages est tout simplement superbe. D’une évidence et d’une simplicité sidérantes. D’une force prodigieuse. Les conseils, les mesures à prendre, les avertissements concernent l’argent, la sexualité, la coiffure, l’habillement et le maquillage, la carrière, les jeux, le vocabulaire à employer envers une petite fille et tant d’autres choses auxquelles une enfant puis une femme est confrontée au quotidien. Le texte est accessible à tous, et pas qu’aux femmes. Ces dernières n’ont d’ailleurs pas besoin d’être des mamans pour comprendre, pour s’en inspirer, pour se sentir puissantes grâce à ces mots fabuleux. Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe est un ouvrage exemplaire à lire, à posséder pour y revenir, à faire lire, à offrir, à évoquer autant que possible.

Présentation de l’éditeur :
«Je suis convaincue de l’urgence morale qu’il y a à nous atteler à imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à l’égard des femmes et des hommes.» À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l’art du féminisme la petite fille qu’elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d’une missive enjouée, non dénuée d’ironie, qui prend vite la tournure d’un manifeste. L’écrivain nigériane examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d’une petite fille et explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples tirés de sa propre expérience. Cette lettre manifeste s’adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l’enfant qui subsiste en nous et qui s’interroge sur l’éducation qu’il a reçue. Chacun y trouvera les clés d’une ligne de conduite féministe, qui consiste à croire en la pleine égalité des sexes et à l’encourager.

Du même auteur :

 

Lectures de juin 2017

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6 réflexions au sujet de « Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe »

  1. Il faudrait que je le lise. Hier, j’ai vu au théâtre « Et pendant ce temps Simone veille », une pièce qui retrace avec beaucoup d’humour l’histoire des femmes (et de l’évolution de leurs aspirations et de leurs droits) des années 50 à nos jours. Autant dire que je suis en plein dans cette thématique.:-)

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